Arrêtez d'encenser les Sabres, bâtard
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Le match aurait pu se résumer par un coach's challenge qui a tout changé et (encore) le brio d'Alex Newhook, mais ce n'est pas le cas.

Ce que l'on retiendra du match #4 entre les Sabres et le Canadien, ce sera une baie vitrée qui doit être remplacée, un power play anémique (surtout pendant le quatre minutes de Bowen Byram), des arbitres incompétents inconstants, une pénalité stupide de Jake Evans en troisième et une équipe qui a encore connu un mauvais départ. C'était 2 à 0 avant que Martin St-Louis ne prenne son challenge et les Sabres dominaient 8 à 1 au chapitre des tirs au but !

Sauf que ce matin, j'ai clairement l'impression qu'autant les joueurs que les partisans ont pris ce match #4 à la légère ; on se voyait déjà en avance 3 à 1 dans la série. On avait vendu la peau de l'ours enterré les Sabres trop vite. Il n'y avait ni sentiment d'urgence ni instinct du tueur hier chez les Habs… et ça a coulé l'équipe.

J'ai vraiment l'impression que c'est le CH qui a perdu en donnant le match aux Sabres, plutôt que les Sabres qui ont joué une grosse game pour venir battre le Canadien chez lui. Je me suis répété à plusieurs reprises durant la rencontre : on dirait que les joueurs montréalais sont venus disputer un match de saison régulière, et non un match de séries. On dirait qu'ils n'étaient pas prêts à souffrir et qu'ils se sont donc battus eux-mêmes.

Vous aurez compris que je ne suis pas d'accord avec Cole Caufield…

De grâce, arrêtez de dire qu'Ukko-Pekka Luukkonen a été solide : il avait l'air shaké devant son filet. Ce sont les joueurs montréalais qui lui ont rendu la tâche facile en ne tirant pas assez… et en décochant des tirs mous de la ligne bleue en power play.

Résultat : le Canadien et les Sabres se livreront maintenant un deux-de-trois avec l'avantage de la glace aux Américains.

En fin de première période hier, le Canadien avait 74 % de chances de passer au troisième tour selon Polymarket. Ce matin, c'est 50-50.

Une équipe de .500

Depuis quelques semaines, le Canadien est une équipe de .500. Genre, vraiment .500 !

Verre à moitié vide : le Canadien ne parvient pas à aligner les victoires.

Verre à moitié plein : le Canadien ne connaît pas de séries de défaites, sachant rebondir après chaque revers.

Montréal, Ontario

Le Centre Vidéotron risque d'être rempli demain pour la diffusion du match #5. Il doit y avoir quelques anciens des Nordiques qui ont des maux de cœur ce matin ou encore qui se retournent dans leur tombe, mais bon…

En Ontario, c'est pire à mon avis.

Les Chutes Niagara ont été illuminés en bleu, blanc, rouge et Mark Carney a fait du Canadien, l'équipe du Canada récemment… et c'est bien correct : il est le Premier ministre du Canada. Sauf que Doug Ford, Premier ministre de l'Ontario, y est allé d'un Go Habs hier ! Ça, c'est quelque chose !

Doug Ford a lancé ces deux mots là alors qu'on l'accusait de mener une campagne de peur contre le Québec.

Imaginez si François Legault s'était mis à supporter les Maple Leafs durant ses années à la tête de la province. Ça n'aurait (vraiment) pas été bien reçu !

Au moins, Doug Ford n'a pas nommé son chien Maurice Richat.

Sérieusement, dans quel monde est-ce que le fait de voir un Ottavien appeler son chat Maurice-Richat, c'est une nouvelle ?

Ça doit donner des clics, comme dirait l'autre. On est rendu là…

But accordé, puis refusé : séquence quasi identique dans la LHJMQ

Le but que personne n'avait vu, qui a été accordé, puis challengé, puis refusé… on ne voit pas ça souvent au hockey.

Il s'est pourtant produit une séquence à peu près identique hier à Chicoutimi, sauf que dans ce cas-là, on a accordé le but, qui s'est avéré être le but vainqueur de la rencontre. Il faut dire qu'il n'y avait aucune ambiguïté – et aucune interférence – sur la séquence :

Je me répète, mais à quand l'insertion d'une puce électronique au centre des rondelles de match ?