L’impact qu’a eu Cam Talbot à Edmonton n’est pas à sous-estimer

Il est extrêmement difficile d’évaluer le travail d’un gardien de but. Lorsqu’on compare l’analyse d’un attaquant à celle d’un gardien, on remarque automatiquement à quel point la tâche est plus difficile entre les deux poteaux.

Un dénommé Cam Talbot a été échangé aux Oilers d’Edmonton, en juin 2015, après des performances exceptionnelles en l’absence d’Henrik Lundqvist.

Peter Chiarelli n’a pas payé un fort prix, n’ayant eu qu’à céder un choix de deuxième tour (devenu Jonas Siegenthaler) et un de troisième (devenu Sergei Zborovskiy) pour faire l’acquisition du gardien devenu sans aucune trace de doute le gardien #1 de l’équipe, mais aussi le meilleur depuis (très) longtemps.

Si les performances de Connor McDavid ont légèrement mis dans l’ombre l’impact de Cam Talbot sur son équipe, ce dernier existe réellement.

Bref. Kevin Woodley, un expert en l’analyse des gardiens de but, a remarqué que l’ancien des Rangers est de loin le meilleur gardien que les Oilers modernes ont eu sous la main dans une catégorie précise : les erreurs.

Les erreurs peuvent être fatales, dans un sport aussi fast-paced, et c’est pourquoi cette statistique est aussi importante chez les gardiens. Une petite erreur peut déterminer l’issue d’un match important, que ce soit en saison régulière ou en séries.

En 7517 minutes de jeu à Edmonton, les erreurs de Talbot se limitent à 79, pour une moyenne respectable de 0.63 erreurs par 60 minutes de jeu. Deux erreurs par trois matchs, ce n’est pas trop pire : surtout si l’on compare cette statistique avec celle d’anciens cerbères.

À l’inverse, on a Jeff Drouin-Deslauriers, qui lors de son passage à Edmonton, accordait environ 3 mauvais buts par deux matchs.

On peut alors conclure sans aucun doute que Cam Talbot a joué un rôle majeur dans le changement de dynamique des Oilers. Sans lui, je doute qu’ils se soient rendu au deuxième tour, la saison dernière.

La mauvaise nouvelle, c’est que Talbot a éclos très tard, et qu’il est déjà âgé de 30 ans. Il n’est donc vraisemblablement pas le gardien d’avenir de l’équipe, mais demeure la meilleure option à court et moyen terme.

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