Les Predators pourraient transiger pour obtenir (le contrat de) Shea Weber

En ce moment, un gars comme Shea Weber ne serait vraiment pas de trop dans la formation (et dans le vestiaire) du Canadien. Son leadership et sa capacité à jouer de grosses minutes à un bon niveau de jeu sont à peu près ce que le docteur prescrirait au Tricolore actuellement.

Or, il faut se faire à l’idée : à moins d’un miracle des plus miraculeux, on ne reverra jamais le Man Mountain jouer un match dans la LNH. Son corps est grandement hypothéqué et on risque bien plus de le revoir occuper un poste dans les bureaux ou derrière le banc d’une équipe s’il revient dans le monde de la LNH un jour.

Mais en cette ère de cap salarial, un gars à la « retraite » comme Weber (qui ne l’a pas annoncé) possède encore une valeur pour les autres formations. Et s’il y a une équipe en particulier qui pourrait être intéressé à acquérir (le contrat de) Shea Weber, c’est les Predators de Nashville.

François Gagnon en glissait d’ailleurs un mot dans son texte du jour.

Ce n’est pas forcément quelque chose de très innovateur : on voit de plus en plus d’équipes (surtout les équipes qui sont collées au plafond salarial) acquérir des contrats de joueurs qui ne joueront plus dans la LNH pour les placer sur la LTIR et être crédité de cet espace sur la marge salariale.

En gros, la valeur de Weber réside dans son salaire.

Mais pourquoi les Preds voudraient plus Weber qu’une autre équipe? C’est en raison de la pénalité qu’ils devront payer si le défenseur prend sa retraite avant la fin de son pacte. Le calcul est un brin compliqué, mais si Weber tire sa révérence, les Predators devront payer sensiblement entre 5 et 8 millions $ par année, et ce, pour au moins quelques années après sa retraite.

Et plus il prend sa retraite de façon tardive, plus la pénalité sera problématique. Elle ne peut pas dépasser 7 857 143 $ (ce qui est le « cap hit » de Weber) à chaque année, mais les Predators devront payer 24,5 millions $ au total. Ainsi, plus la retraite vient tard, plus l’équipe devra payer au-delà de 2025-26.

Bref, on pourrait vouloir s’éviter de vivre une telle situation à Nashville étant donné que celle-ci est plutôt en dehors du contrôle de l’équipe. C’est du moins ce que Gagnon suppose, et je ne sais pas s’il a des raisons de croire que les Predators ont parlé à Jeff Gorton à ce sujet-là, mais ce n’est pas impossible.

On verra donc si Weber deviendra un autre membre de la lignée des Brent Seabrook et Andrew Shaw, qui continuent de collecter les chèques de paie même si leur carrière est bel et bien terminée. La réponse étant probablement « oui », on peut surtout se demander quelle équipe pourra inscrire son nom sur sa LTIR.

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