Les options du Canadien avec sa troisième rétention salariale

Le Canadien de Montréal a finalement échangé Sean Monahan, hier. Après plus d’un an de spéculations, après une grosse blessure et après un nouveau contrat d’un an pour rester en ville, Sean Monahan a finalement été échangé.

Le Canadien s’est placé en position de ne pas être pris comme l’an passé à voir si ses atouts allaient être en santé une fois la date limite à nos portes. #SeanMonahan #JoelEdmundson

Pour 74 matchs de Sean Monahan, le Canadien a eu droit à 19 buts et 33 passes, bon pour 52 points. Il a été un joueur très aimé par ses coéquipiers et il a fait progresser les jeunes. Et j’ai parlé des deux choix de première ronde obtenu dans toute cette situation-là? Non? Ben je le fais là.

Dans les circonstances actuelles, le Canadien se devait d’échanger Monahan. Le DG Kent Hughes ne savait pas s’il allait être capable de lui faire de la place (à un bon prix pour tout le monde) l’an prochain, ce qui l’a forcé à bouger.

Il a honoré sa parole : si on ne peut pas prolonger ton contrat et que le CH n’a pas une bonne année, on t’échange.

Évidemment, le choix de première ronde obtenu en retour a forcé la transaction tôt, soit un mois avant la date limite. Cela donne une banque de choix encore plus imposante.

Quatre choix de première ronde en tout en 2024 et 2025, c’est très bon.

Le choix de première ronde obtenu des Jets est mieux de rapporter, que ce soit via un joueur repêché ou via une transaction, puisque l’apport de Sean Monahan était très grand.

Mais ça, c’est un autre dossier.

On peut parler de l’apport de Monahan au CH. On peut parler de la ligne de centre du CH. On peut parler du retour. On peut parler de bien des aspects entourant la transaction.

Mais il faut se rappeler d’une chose : le Canadien n’a pas retenu de salaire dans la transaction. Et comme nous le rappelle Arpon Basu (The Athletic), dans son papier sur la transaction, c’est une belle victoire.

Évidemment, on savait qu’il y avait des chances de voir Monahan partir à 100 % de son salaire, considérant le fait qu’il ne gagne que 1.985 M$ cette saison. Mais que Kent Hughes l’ait fait, ça donne de la marge de manoeuvre au club, quand même.

Après tout, un club n’a droit qu’à trois rétentions salariales en tout temps. Et en ce moment, le CH en a deux.

  • Joel Edmundson : 1.75 M$ jusqu’au 1er juillet 2024
  • Jeff Petry : 2.34375 M$ jusqu’au 1er juillet 2025

En ayant un seul poste de libre jusqu’au 1er juillet prochain (ce qui veut dire pour la date limite du mois prochain et le repêchage 2024), le Canadien doit être prudent pour manoeuvrer à ce niveau-là.

Et là, Kent Hughes a de la place pour s’amuser un peu.

Dans un monde idéal, Kent Hughes utiliserait cette ressource-là d’une manière ou d’une autre. Après tout, cela peut l’aider à aller chercher de la flexibilité pour conclure un traité ou bien à obtenir un atout de plus dans une transaction.

On sait qu’il pourrait l’utiliser pour se départir, d’ici le 8 mars, d’un joueur. Qui sont les candidats?

Tanner Pearson est clairement un nom qui nous vient en tête. Il est en fin de contrat, mais je ne vois pas un club prendre son contrat de 3.25 en entier d’ici la fin de la saison.

Jake Allen est une autre possibilité. Est-ce que le CH arrivera à mettre fin à son ménage à trois sans retenir du salaire? Il n’est pas impossible qu’Allen, qui a rejoint Edmundson dans le Sud cette semaine, le rejoigne aussi sur la liste des rétentions salariales du Canadien.

David Savard est aussi un joueur à surveiller. On sait que le CH ne tient pas à l’échanger, selon les paroles du DG, et je pense qu’il le sera plus cet été, mais qui sait comment le marché va se développer.

Joel Armia est… ah pis non. Je ne vois pas un club aller le chercher. Mais si ça arrive et que Kent Hughes doit garder 50 % de son salaire, ainsi soit-il.

Ceci étant dit, ce ne sont pas les seules options du DG. Après tout, Kent Hughes pourrait aussi agir comme troisième roue d’une transaction. Ainsi, il pourrait garder 25 % du salaire d’un joueur qui serait en transit vers une autre destination, moyennant un choix au repêchage.

L’an passé, ça avait été fait avec Nick Bonino.

Il faut cependant rappeler que le Canadien pourrait aussi, au lieu de retenir une partie d’un salaire, accepter de prendre un joueur dans une transaction. Ainsi, cela garderait le spot de rétention ouvert… tout en ajoutant un joueur.

Ne me faites pas croire qu’un centre ne ferait pas du bien, en ce moment?

Notons que je ne crois pas forcément au scénario d’être la troisième roue d’une transaction. Ce n’est pas impossible, mais je crois que si Kent Hughes n’utilise pas sa troisième retenue salariale pour un joueur actuel du Canadien, il le gardera pour le repêchage.

À ce moment-là, quelques gars seront à un an de l’autonomie.

Rappelons que Jake Allen, Christian Dvorak, Joel Armia et David Savard seront tous libres dans un an et demi. Et comme le plafond montera cet été, cela pourrait simplifier bien des choses pour bien des équipes qui veulent bouger.

Quand le dernier gardien échangé dans la LNH est Casey DeSmith, ça démontre qu’il faut être patient, parfois.

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