L’équilibre du temps de glace du CH : était-ce une bonne chose?

Olivier Bouchard peut paraître d’un extraterrestre avec ses statistiques avancées, mais souvent, il n’est pas dans le champ gauche. Il offre des trucs révélateurs qui nous indiquent certaines choses chez un joueur « X ». Son équipe du site The Athletic et lui sortent de façon régulière des textes débordant de bon sens. Par exemple, l’un de ses collègues, Marc-Antoine Godin, qui a pondu un billet au préalable au sujet de l’étoffe physique des joueurs du Canadien.

Qu’est-ce qui a permis au Canadien de connaître un certain succès? La forme physique autant en récupération que dans le déploiement vitale, et tout ça, grâce à Pierre Allard (entraîneur en préparation physique). Allard a géré de mains de maître le potentiel physique de ses hommes, et le Canadien de Montréal et Claude Julien ont pu jouir de cette gestion serrée pendant la saison.

Toutefois, malgré une tonne de joueurs en pleine forme physiques adaptés au nouveau style de jeu préconisé par le Canadien de Montréal (adapté sur la vitesse et les éléments que le CH avait entre les doigts), cette équipe n’a pas été en mesure de danser lors des dernières éliminatoires. Cette formation avait besoin de ses quatre trios avec ce système qu’il utilise… et pendant la saison, Julien et son groupe partageaient bien le temps de glace pour chaque unité et chaque joueur.

OK. Mais est-ce que du temps de glace aussi partagé permet à une équipe de soulever le gros trophée argenté? J’adore l’exemple d’un abonné Twitter à cet effet, lui qui a cité Ryan O’Reilly et les Blues en exemple :

Quatre attaquants des Blues ont joué plus de 18 minutes. Le CH? Aucun. Les joueurs de hockey sont capables de faire plus que 30% du temps de jeu à un rythme élevé. ROR n’avait pas l’air d’un gars fatigué de sa saison en séries. Il avait pourtant joué 35% du temps de jeu en saison. – Toe Blake 151

Capture d’écran Twitter

Si le Canadien avait eu un Ryan O’Reilly dans son uniforme, peut-être que le temps de jeu de celui-ci aurait été plus élevé que les autres attaquants. Mais le Canadien n’a pas ce type d’individu dans son clan (à l’attaque) et doit se débrouiller avec les éléments que Marc Bergevin ajoute au groupe. Bref, les coachs ont su bien le faire, mais pour vaincre la guerre, ça prend des gars comme O’Reilly. Une pierre angulaire qui guide les siens de façon pratiquement parfaite.

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