Les jeunes dominent la LNH, et non les vétérans | L’effet Mike Sullivan: le successeur doit-il venir du club-école?

Au mois de février dernier, le magazine l’Actualité prouvait à l’aide de plusieurs données la réalité suivante: ce sont les jeunes, et non les vétérans, qui dominent la Ligue nationale dorénavant. Les méthodes d’entraînement évoluent, la vitesse est maintenant le nerf de la guerre et les jambes fringantes prennent le dessus.

Même Ken Hitchcock, un vieux de la vieille, est capable de le concevoir: « Je crois que l’expérience est surestimée. Tu peux avoir toute l’expérience au monde, tu dois quand même pouvoir jouer. »

L’ascension des jeunes joueurs dans la LNH n’en demeure pas moins ralentie par les valeurs traditionnelles prônées ad nauseam par les entraîneurs. Une recrue se voit rarement offrir une chance en or sur le premier trio à son baptême dans la Ligue. Elle doit gravir les échelons dans l’alignement. « Faire ses preuves », « Mériter son temps de glace ». Or, elle n’a pas droit à autant de prises qu’un vétéran de plusieurs saisons, même quand cela ne se justifie pas par les résultats sur la patinoire.

Un autre facteur entre en ligne de compte: connaître le joueur. Un entraîneur doit apprivoiser lui-même son nouveau poulain et il ne sait pas tout à fait dans quelle situation il est le plus à l’aise, avec qui et quand il doit l’utiliser.

Mais lorsqu’un entraîneur de la ligue américaine est promu dans la Ligue nationale, il a déjà établi de bonnes relations avec les espoirs et se trouve alors en meilleure position pour tirer le meilleur de chacun d’eux.

Appelons ça l’effet Jon Cooper: l’homme à cravate du Lightning ne s’est pas fait prier pour donner un grand rôle à ceux qui l’ont fait gagner la Coupe Calder par le passé. Tyler Johnson, Ondrej Palat et Alex Killorn ont rapidement été intégrés dans le noyau de l’équipe.

Appelons ça l’effet Mike Sullivan: le successeur de Mike Johnston ne s’est pas gêné d’utiliser ses gentlemen de Wilkes Barrie pour injecter du sang neuf à son alignement. Conor Sheary, Bryan Rust, Tom Kühnhackl et Matt Murray ont tous un rôle à jouer dans les succès des Penguins en séries.

Appelons ça l’effet Sylvain Lefeb…. Eh merde.

Les changements d’entraîneurs devraient-ils être cycliques? L’entraîneur-chef de la LNH est congédié, celui de la Ligue américaine le remplace, un nouveau coach est embauché pour prendre la relève au sein du club-école, et ainsi de suite?

Le dernier entraîneur issu de la LAH à avoir dirigé le Canadien se nomme Randy Cunneyworth. Je vous épargne le reste de l’histoire.

Pour la seule et unique raison qu’il ne peut être perçu comme le remplaçant de Michel Therrien, Marc Bergevin doit-il se faire un devoir de limoger Lefebvre, son bon pote? Bien sûr, on pourra arguer que les joueurs rappelés se sont « généralement bien comportés, et c’est surtout cela qu’on évalue ».

Mais ça manque un peu d’ambition.

En rafale
– On a malheureusement une finale de la Coupe Stanley à sens unique. (Martin Leclerc)

– Vous avez manqué le draft de la Q? L’analyse des choix au repêchage. (Sportsnet)

Rappel: l’ancien défenseur Scott Stevens sera l’adjoint de Boudreau au Minnesota.

C’est à se demander si la ligne bleue du Wild ne sera pas plus physique…

– Dans la vie, le monde n’aime pas les gens qui se distinguent des autres. On préfère l’uniformité!

Misère… Ça commence à dépasser les bornes… On lui prescrit des médicaments maintenant?

– Nouvelle embauche dans la LAH:

– Erik Karlsson se dit déjà impressionné par l’approche de Guy Boucher. Ça commence plutôt bien! (Ottawa Citizen)

– J’ai eu la chance de voir Félix Auger-Aliassime jouer à ses débuts au Challenger de Granby. Le jeune est un phénomène! Quel athlète. (TVA Sports)

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