Le salaire des joueurs va inévitablement baisser et Québec reviendra dans le portrait

Serge Savard a discuté avec le Journal de Québec cette semaine. Il a notamment indiqué à un journaliste de la capitale nationale que la crise de la COVID-19 pourrait relancer la candidature de la Ville de Québec dans les hautes sphères de la LNH.

Avant la crise, il n’y avait aucune ouverture (concernant la possibilité de revoir Québec dans le circuit Bettman) selon l’ancien DG du Canadien. Par contre, l’annulation de la saison en cours ou du moins, la reprise des activités devant des gradins vides – et ce, pendant plusieurs mois -, rendra la situation financière de plusieurs équipes précoce.

Quand les Coyotes et les Panthers, pour ne nommer que ceux-là, éprouvaient des difficultés, la LNH et ses équipes plus riches étaient là pour patcher. Là, la ligue et ces équipes en arracheront elles-aussi…

« Ils avaient des milliards de dollars en marge pour aider les équipes en difficulté. C’est pourquoi la ligue s’est toujours entêtée à ne pas déménager de concessions. Par contre, avec les pertes financières prévues, la LNH n’aura peut-être plus de provision pour aider ces équipes. » – Serge Savard

M. Savard ne croit pas que les Nordiques vont réapparaître comme par magie et à très court terme. Il avance plutôt qu’après la crise, la LNH s’entêtera peut-être moins à empêcher une concession de déménager. Elle n’aura plus les mêmes liquidités pour aider ses organisations en difficulté.

L’ancien DG du Canadien est convaincu que les salaires des joueurs vont diminuer. Dans la LNH, les joueurs touchent (via leur convention collective) 50 % des revenus liés au hockey en salaire. Si la LNH perd 1 milliard $ cette saison et possiblement plus que ça l’an prochain, ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre qu’il y aura (beaucoup) moins d’argent pour les joueurs. Et si à la reprise, moins de gens veulent se masser dans les amphithéâtres pour des raisons de santé/sécurité et/ou dépensent tout simplement moins d’argent en loisir, les revenus ne grimperont pas aussi rapidement qu’espéré. Tout était vendu très cher quand tu voulais consommer du Canadien de Montréal, peu importe comment.

Rappelons aussi que la LNH est la ligue dont les revenus liés à la diffusion de son sport sont les moins élevés parmi les quatre sports majeurs aux États-Unis. Elle a vraiment besoin de ses partisans dans les estrades pour engranger d’importants profits.

Pour revenir à Québec, M. Savard a mentionné que les capitales qui engagent beaucoup de fonctionnaires se portent toujours mieux en temps de crise. Il faisait allusion à la Ville de Québec, mais est-ce que ça peut aussi s’appliquer à Ottawa? Whatever.

Par contre, il faudra au moins deux ans à la LNH afin de dresser le bilan de cette crise de la COVID-19 et encore quelque temps par la suite afin de peut-être procéder à des changements importants. Le retour de Québec, ce n’est pas pour demain.

Et sincèrement, je ne crois pas que ce soit pour après-demain non plus. Je ne suis pas le seul à le pense, visiblement.

Vous, croyez-vous encore au retour des Nordiques un moment donné?

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