L’ammoniaque utilisée par les professionnels est un mauvais exemple

Les joueurs professionnels qui utilisent de l’ammoniaque sur le banc ne montrent pas un bon exemple pour les enfants, selon la directrice du laboratoire de contrôle du dopage à l’INRS-Institut Armand-Frappier.

On le voit de plus en plus. Des joueurs sont sur le banc et respirent cette ammoniaque pour « augmenter » leur performance. Donc, peut-on indiquer que c’est en quelque sorte une drogue dite de performance? Selon les propos recueillis par Kevin Dubé, Christiane Ayotte, la directrice du laboratoire, a indiqué ceci à ce sujet à la suite du mot « banal » attaché à cette habitude : «Ça ne veut pas dire que ce n’est pas sans-génie!»

Mais pourquoi parle-t-on d’ammoniaque aujourd’hui? C’est simple, un jeune de niveau midget a ingurgité de l’eau mélangée à de l’ammoniaque que des coéquipiers avaient préparée dans le but de le respirer pour se donner un push. Évidemment, le kid a été brûlé au niveau de la bouche et de la gorge après cette « plaisanterie » de certains coéquipiers.

Une plaisanterie? Bien, si l’on se fie aux dires des jeunes impliqués, ils ont fait ça pour niaiser, c’était la première fois qu’ils souhaitaient l’essayer, après avoir vu des joueurs de la LNH le faire sans aucun souci. Pour eux, c’était correct de le faire puisque leurs idoles le font devant les lentilles, sans se cacher dans un coin.

Combien de fois avez-vous vu un joueur inhaler un sachet de sels d’ammonium? Très souvent? Trop souvent! La réaction des joueurs est cocasse, OK… mais ce fléau ne doit pas devenir courant dans les rangs mineurs. Mais lorsque tu vois Connor McDavid ou Johnny Gaudreau en sentir, ça devient vite viral.

Même si cette substance n’est pas interdite par l’Agence mondiale antidopage, ça reste que ce n’est pas l’exemple à donner aux jeunes enfants qui jouent dans différents circuits mineurs à travers le monde. Ce n’est pas banni, mais ce n’est pas raisonnable… et en plus, ça n’augmente même pas les performances.

«Ce n’est pas parce que ce n’est pas banni que c’est raisonnable. Quand on le respire, c’est tellement irritant qu’on a l’impression tout d’un coup d’être énergisé et notre cœur se met à battre rapidement. Par contre, ça irrite fortement les muqueuses du nez, de la gorge et des bronches. C’est une pratique archaïque qui survit dans le temps. Ç’a l’air fou.» – Madame Ayotte

Donc, c’est simple de stopper cette inhalation, qui n’a aucun bien fait!

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