Kirby Dach semble avoir plus de liberté que Juraj Slafkovsky

Le Canadien de Montréal est voué à un très bel avenir.

On le voit déjà cette saison à quel point les jeunes joueurs de l’organisation sont vraiment bons et le seront pour de nombreuses années.

Il y a bien sûr les deux vedettes du club en Cole Caufield et Nick Suzuki, mais il y a également deux jeunes nouveaux venus à l’attaque cette saison chez le Tricolore qui rend les partisans du CH d’autant plus excités pour l’avenir.

Je parle ici bien évidemment de Kirby Dach et de Juraj Slafkovsky.

Les deux jeunes joueurs, âgés respectivement de 21 ans et 18 ans, démontrent de très belles choses depuis le début de la saison.

Dach a fait sa place en grand sur le premier trio du CH depuis qu’il a été jumelé avec Caufield et Suzuki, alors que Slafkovsky, lui, joue de mieux en mieux à chaque match en plus d’avoir déjà inscrit trois buts.

Maintenant, lorsque l’on analyse comment le Tricolore gère le développement de ces deux joueurs au gabarit semblable, on remarque qu’il est clairement différent.

En effet, comme l’a noté Michel Bergeron dans un de ses récents articles dans le Journal de Montréal, Kirby Dach semble avoir plus de liberté que Juraj Slafkovsky.

Quand on regarde ça, on remarque que d’un côté on fout la paix à Dach au sujet de son jeu physique et on le laisse s’exprimer offensivement, alors que ça semble être le contraire pour Slafkovsky.

On le sait, malgré ses 6 pieds 4 pouces, Kirby Dach n’est pas un joueur physique. Il est imposant, certes, mais cela lui sert plutôt à créer de l’espace pour utiliser ses excellentes habiletés à créer des jeux.

On semble donc laisser Dach libre de s’exprimer offensivement comme il le souhaite sur la glace.

C’est en quelque sorte ce qui faisait défaut à Chicago.

Là-bas, on semblait trop tenter de lui faire apprendre un système et de jouer un rôle précis dans ce même système.

C’est une des raisons pourquoi Dach n’arrivait pas à performer selon les attentes à Chicago.

Maintenant, à Montréal, cela semble être la situation parfaite pour Dach. On le laisse s’exprimer offensivement sans l’obliger à être physique ou à avoir un rôle précis.

De plus, il n’y a pas vraiment de système sous Martin St-Louis pour contraindre Dach, ce qui lui donne énormément de liberté.

Maintenant, du côté de Slafkovsky, pourquoi cela semble-t-il différent?

Pourquoi cela semble-t-il si important pour le CH que l’ailier slovaque soit robuste et s’implique physiquement?

On dirait vraiment que le CH veut placer Slafkovsky dans un moule prédéfini de simili attaquant de puissance.

Le Tricolore semble oublier que tout comme Dach, Slafkovsky est un joueur qui possède de très bonnes habiletés offensives et qui pourrait vraiment bénéficier de la même liberté qu’on semble accorder à Dach.

Cependant, Slafkovsky veut apprendre et veut bien faire, donc il écoute ce qu’on lui dit et il l’applique.

La conséquence?

Eh bien c’est la suspension (méritée) de deux matchs qu’il a reçue pour avoir envoyé tête première dans la bande l’attaquant des Red Wings de Detroit, Matt Luff.

Il est clair que Slaf ne voulait pas blesser Luff.

Michel Bergeron, lui, a eu l’impression de voir un jeune homme à qui on a tellement répété de jouer physique et terminer ses mises en échec que c’est rendu quelque chose d’automatique dans sa tête.

Lorsqu’il s’est retrouvé proche de Luff, il n’a pas réfléchi, et il a appliqué ce qu’on semble lui répéter depuis le début de la saison.

Bref, Slafkovsky a plein de qualités et plein de talent, alors pourquoi doit-on s’entêter à travailler sur les faiblesses du jeune plutôt que de le laisser s’exprimer librement sur la glace comme on semble le faire avec Kirby Dach.

Voyez le résultat, Dach compte neuf points à ses six derniers matchs, et donc neuf points depuis qu’il est sur le même trio que Nick Suzuki et Cole Caufield.

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