Kent Hughes aimerait une équipe axée sur l’offensive et sur la vitesse

L’arrivée de Kent Hughes à la barre du Canadien de Montréal se veut être un vent de renouveau dans une nouvelle ère pour l’organisation. Il vient amener une philosophie totalement différente de celle de Marc Bergevin dans le but d’amener la franchise dans une nouvelle direction.

La philosophie de Bergevin n’était pas forcément mauvaise (il a quand même construit une équipe qui a atteint la finale de la Coupe Stanley), mais après une dizaine d’années, ça ne fait pas de mal d’essayer de brasser la soupe.

Quand il a été questionné sur le type d’équipe qu’il voulait construire à Montréal, Hughes a donné une réponse qui a bien illustré ce changement de mentalité : il veut une équipe axée sur l’offensive qui est également rapide sur la rondelle.

Quand on regarde le CH sous Marc Bergevin, on remarque que l’objectif était d’amener des gars qui jouent du hockey physique (du « papier sablé », en gros). Il y avait de beaux joueurs offensifs, certes, mais on mettait surtout l’accent sur des gros défenseurs costauds (Shea Weber, Ben Chiarot, Joel Edmundson, etc.) et des attaquants qui vont se salir les mains (Brendan Gallagher, par exemple) à défaut d’avoir énormément de talent offensif.

En ce moment, Hughes peut compter sur des éléments intéressants à ce niveau en Nick Suzuki, Cole Caufield et Jonathan Drouin, par exemple. Tyler Toffoli et Josh Anderson répondent en partie à de tels critères, mais un gars comme Gallagher ne cadre peut-être pas dans cette philosophie. Hughes sait toutefois qu’il doit faire avec les moyens du bord et construire autour de ce qu’il a en place.

Je ne fais que spéculer, ici, mais ce sera quelque chose à surveiller : des gars qui semblaient intouchables sous Bergevin pourraient être échangés sous Hughes. Surtout au niveau de la défense, par exemple (un gars comme Joel Edmundson n’est peut-être pas le candidat idéal pour cadrer dans l’idéologie de Hughes).

Dans les faits, je crois qu’il faut assurément amener plus de talent offensif à Montréal, mais il ne faut pas complètement écarter des gars qui jouent physique. Un mélange des deux n’est pas une mauvaise idée, genre.

Bref, on verra s’il pourra créer une équipe à son image. Et avec la date limite des transactions qui approche, il pourrait faire un premier pas dans la bonne direction d’ici quelques semaines.

Prolongation

S’il veut développer du talent offensif, Hughes devra accorder de l’importance au Rocket de Laval pour aider les jeunes à se développer et à entrer dans le moule qu’il souhaite avoir pour son équipe.

Il faudra voir à qui Hughes fera confiance pour superviser son club-école, parce qu’il aura besoin d’un bras droit pour le faire.

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