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Joshua Roy : un passage à vide qui démontre l’importance de la patience

Il y a deux semaines de ça, Joshua Roy avait l’air d’un gars trop fort pour la LAH. Le jeune espoir du Tricolore avait amassé 11 points à ses cinq premiers matchs de la saison avec le Rocket de Laval, et déjà, plusieurs personnes voulaient voir le CH donner une chance au kid dans la LNH.

La balloune s’est mise à gonfler assez rapidement.

Et même si j’adore le jeune, je ne pouvais m’empêcher de trouver qu’il était trop tôt pour le rappeler. Sur le plan du mérite, il y était sans aucun doute, mais parfois, le développement d’un joueur se fait en prenant des décisions motivées par d’autres facteurs que le mérite.

Parce que même s’il connaissait un gros début de saison et qu’il avait même été nommé recrue du mois d’octobre dans la LAH, des passages à vide étaient à prévoir, et comme de fait…

Roy a désormais complété une seconde « tranche de cinq matchs ». La première avait bien été (11 points), mais la seconde a été pas mal plus tranquille, alors qu’il n’a amassé qu’un point. En fait, il a été blanchi de la feuille de pointage à ses quatre derniers matchs.

Et vous savez quoi? C’est parfait ainsi. Apprendre à être un meilleur joueur, c’est d’apprendre à connaître du succès sur une base régulière, mais c’est aussi d’apprendre à gérer les vilaines séquences. Parce qu’au final, elles sont assez inévitables.

La bonne nouvelle, c’est que le jeune sait qu’il est dans de bonnes dispositions en ce moment. Il sait que la patience est de mise et que Laval est un bon endroit pour favoriser son développement.

À la défense du jeune, il continue de créer des choses en zone offensive et le Rocket connaît une saison assez pénible (et la perte de Lias Andersson n’aidera en rien). Ceci dit, encore une fois, c’est une belle occasion pour Roy d’apprendre à gérer l’adversité et à trouver les moyens de s’ajuster.

Une saison de hockey, ce n’est pas cinq matchs, mais bien 82 matchs (dans la LNH, du moins). C’est extrêmement difficile d’être constant tout au long d’une campagne et ce ne sera jamais un long fleuve tranquille, et les jeunes doivent l’apprendre d’une manière ou d’une autre.

Les cinq derniers matchs n’ont pas fait diminuer le potentiel de Roy, loin de là. Par contre, ça a démontré que la patience est de mise avec les espoirs, parce qu’au final, ce n’est pas un sprint, mais bien un marathon.

Laissons le kid se développer et apprendre les rudiments du métier dans la LAH pendant quelques semaines ou quelques mois encore… et quand une nouvelle grosse séquence de sa part viendra (parce qu’elle viendra éventuellement, je n’en doute pas), attention avant de repartir en peur et de vouloir le rappeler le plus rapidement possible.

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