Josh Anderson produisait davantage sous Dominique Ducharme que sous Martin St-Louis

À son arrivée à Montréal, Martin St-Louis a donné une seconde vie à la saison de plusieurs joueurs du Canadien. En fait, si on regarde ce tableau publié par Kevin Vallée, Nick Suzuki, Cole Caufield, Christian Dvorak, Chris Wideman et Joel Armia ont tous vu leur production montée en flèche depuis le changement d’entraîneur.

De l’autre côté de la médaille, cependant, on peut voir Josh Anderson.

Et parmi les meilleurs joueurs de l’équipe, il est le seul qui avait une meilleure production sous Ducharme. Évidemment, la différence n’est pas énorme (0,41 point par match sous St-Louis et 0,47 point par match sous St-Louis), on ne peut donc pas dire que Anderson s’est complètement éteint depuis le départ de Ducharme. Il est quand même surprenant de voir que contrairement à la majorité des autres joueurs, Anderson n’a pas semblé profiter de l’arrivée de St-Louis.

Surtout que St-Louis n’a pas hésité à lui donner de grosses minutes sur le trio de Nick Suzuki et de Cole Caufield à quelques reprises, ce qui aurait dû l’aider à produire.

En général, on ne peut pas parler d’une grande saison pour le #17. À moins de marquer demain soir, il n’atteindra pas le plateau des 20 buts alors qu’il aura pris part à 69 rencontres. Son total de 30 points est également décevant, mais dans une saison de misère comme celle que vient de vivre le Tricolore, je suis prêt à lui pardonner.

Anderson est le genre de joueur qui peut faire la différence lors d’un match important, autant par un but que par une mise en échec. Il est en mesure d’entrer dans la tête de ses adversaires lorsqu’il joue au sommet de son art. Il est rapide, il est fort et il est en mesure de changer le cours d’un match.

Mais il n’est pas le joueur qui lit mieux le jeu. Et St-Louis a déjà dit par le passé vouloir reprogrammer en quelque sorte Anderson, pour le pousser à faire le meilleur choix sur la glace et à mieux penser la game pour qu’il réussisse à mieux conserver ses énergies.

Anderson n’est pas ce genre de joueur. Avec lui, ce n’est pas compliqué. Il fait le jeu le plus simple, met des rondelles au filet et frappe quand il en a l’occasion. Est-ce que parfois il ferait mieux de tenter une passe ou d’éviter de se sortir du jeu pour compléter une mise en échec? Peut-être, mais s’il se met à trop penser sur la glace, il perdra son identité.

Et c’est le risque de vouloir « reprogrammer » ses joueurs.

En rafale

– La fin d’une époque.

– À ne pas négliger.

– Pour ceux qui ne le savaient pas.

– Excellente nouvelle.

– Absolument.

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