Jonathan Drouin – sa blessure à la cheville pourrait le hanter jusqu’à la fin de sa carrière

Qu’est-ce qui vous déçoit le plus chez le Canadien depuis le début des séries éliminatoires? Je peux facilement deviner que la réponse de plusieurs à cette question serait la suivante : Jonathan Drouin.

Le joueur de 25 ans semble avoir toutes les difficultés au monde à se présenter à un match de hockey récemment. Je dis le mot récemment, puisque souvenez-vous du Drouin en début de saison… Il jouait avec passion et se voulait comme étant le meilleur joueur du Canadien de Montréal.

Il s’est ensuite blessé face aux Capitals de Washington au mois de novembre dernier. Il est revenu quelques semaines plus tard, et s’est de nouveau fait mal. La deuxième blessure était liée à sa cheville, et c’est ce qui pourrait faire en sorte que Jo est méconnaissable présentement.

En tout cas, c’est ce que pense le réputé analyste Jack Han, lui qui a travaillé pour l’organisation des Maple Leafs pendant trois ans. Selon lui, une blessure à une cheville chez un joueur de hockey peut grandement nuire au jeu de celui-ci pour des raisons bien évidentes.

Par expérience, les blessures aux chevilles sont délicates pour les joueurs de hockey, car toute limitation ou faiblesse diminue l’explosion d’un joueur ou l’empêche d’adopter une posture adéquate en protection de rondelle. – Jack Han

Drouin a toujours été un patineur fluide, mais ce n’est pas vraiment le cas par les temps qui courent. Il semble avoir perdu de la vitesse sur ses patins et n’est plus du tout le joueur qu’on a vu en 2016 lors des séries, lui qui évoluait alors pour le Lightning de Tampa Bay.

C’était d’ailleurs sa grande force dans la LHJMQ. Il était explosif et vif. C’est ce qui lui a permis d’obtenir autant de succès dans cette ligue.

Lorsque je regarde les récents matchs de Drouin, je vois un joueur dont la vivacité sur patins, l’explosion et les pivots ne sortent plus du lot. Cela fait en sorte qu’il accuse souvent du retard sur le jeu, qu’il prend des raccourcis sans la rondelle et qu’il manque de patience lorsqu’il possède celle-ci. – Jack Han

 Est-ce pour cette raison qu’il figure au premier rang au chapitre des revirements chez les attaquants depuis la relance des activités dans la LNH? C’est entièrement possible.

Han a même poussé la note en comparant la blessure de Drouin à un certain Louis Leblanc, l’ancien choix de première ronde du Tricolore :

«Même si les Canadiens l’ont repêché trop tôt, Leblanc était un bon joueur lors de sa première année chez les professionnels en 2011-2012, amassant 22 points en 31 matchs en plus de décocher beaucoup de tirs avec les Bulldogs de Hamilton, a-t-il rappelé. Lorsqu’il a commencé à avoir des ennuis avec une cheville, il ne s’est plus jamais approché d’une moyenne de 0,5 point par match dans la Ligue américaine et a pris sa retraite quatre ans plus tard.» – Jack Han

C’est ce qu’on peut lire dans cet article de TVA Sports :

Est-ce qu’il faut en conclure qu’il ne sera plus jamais le même joueur si on se fie à l’histoire de Louis Leblanc? Pas nécessairement. Espérons que ce ne soit pas le cas.

La question qui est sur toutes les lèvres présentement : sera-t-il de retour avec le club l’an prochain? Évidemment, s’il continue à jouer de la sorte, il serait surprenant de le voir endosser l’uniforme bleu-blanc-rouge au début de la prochaine campagne. S’il tient vraiment à rester à Montréal, il devra certainement en donner plus.

Ce n’est pas en se traînant les bottines qu’il gagnera la confiance de son entraîneur-chef et de la direction, loin de là.

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