Guy Boucher s’apprête à faire lever un choix de 7e ronde | Ce 7e choix est prêt à déjouer la science | En rafale

Publier le samedi soir, ce n’est pas dans mes coutumes, mais j’en avais envie.

Guy Boucher a un 6e sens, un don, il est en mesure de décortiquer (disséquer) un joueur de hockey (ou un être humain). Certes, c’est un entraîneur très dur, mais il est en mesure de sortir le meilleur de chacun des individus qu’il entraîne parce qu’il a une méthode propre à lui. Mike Hoffman et Steven Stamkos sont deux excellents exemples de joueurs ayant explosé sous les ordres de Guy Boucher. J’y reviendrai…

Lorsqu’il guide une équipe, les vrais leaders l’apprivoisent précocement et ils tombent pratiquement en amour avec sa personnalité imposante, alors que ceux qui sont un brin plus faibles ne tombent pas en amour avec lui aussi hâtivement. J’essaie de vous imager la situation, mais vous comprenez sans doute ce que je veux dire.

Dans sa carrière, il a permis à Mike Hoffman d’atteindre un second niveau. Sous ses ordres, avec les Voltigeurs de Drummondville lors de la saison 2008-2009, Hoffman a explosé en enfilant 52 filets, alors qu’il en avait marqué 19 (en 43 matchs) au préalable.

En 2011-2012, Stamkos a connu la saison de sa carrière en marquant 60 buts et en récoltant 97 points. Ça, c’était la deuxième année de Guy Boucher derrière le banc du Lightning de Tampa Bay.

Ce soir, je ne souhaite pas faire l’exercice de décortiquer tous les joueurs que Guy Boucher a coachés puisque j’ai plutôt envie de jaser de Francis Perron… Perron pourrait devenir une carte cachée du jeu de Guy Boucher puisqu’il est le type de joueur qu’affectionne beaucoup Boucher.

Cette saison-ci, le capitaine des Huskies de Rouyn-Noranda a terminé au second rang des pointeurs de la LHJMQ avec 108 points, dont 41 buts. Lors de la valse du printemps qui vient tout juste de se couronner, Perron a closé cette danse en valsant avec le trophée du président.

Il a du même coup décroché le trophée Guy Lafleur, remis au joueur par excellence des éliminatoires, grâce à une performance qui lui a permis de dépasser Sven Andrighetto dans le livre d’histoire des Huskies (pour le meilleur marqueur en séries). Ses 33 points sont loin de lui avoir enflé la tête puisqu’il a déclaré que ce trophée aurait dû être remis à Chase Marchand, qui a été fumant tout le long des séries éliminatoires.

Perron a toujours offert des discours d’une maturité outstanding à chaque fois qu’il se présentait en ondes quelque part. Son leadership s’est fait sentir dès le mois d’août (2015) lorsqu’il est entré dans le bureau du coach en lui mentionnant, en gros, qu’il était le capitaine de cette équipe et qu’il allait la mener à bon port. C’est comme ça qu’il a eu cette lettre de noblesse… et il a tenu parole en guidant son club à bon port. Il ne reste que plus que la coupe Memorial à soulever afin de parachever cette saison de rêve.

Tout ça pour dire que Perron pourrait avoir un parcours similaire à Mike Hoffman qui a été lui aussi un choix lointain. Perron a été sélectionné en 7e ronde (190e) en 2014, mais il ne faut pas se baser sur son rang de sélection pour juger ses capacités de jouer au sein de la Ligue nationale.

Le 27 des Huskies est un grand compétiteur, son intelligence « hockey » est supérieure à la moyenne, son balance et son patin sont loin d’être des lacunes, et en plus de tout ça, il est l’un des plus grands leaders que j’ai eu la chance d’observer chez les Huskies de Rouyn-Noranda. Et… comme je le mentionnais en introduction, il est le type de joueur que Guy Boucher se plaît à amener à un niveau supérieur, alors je ne serais pas surpris que Francis Perron se taille un chemin vers la LNH d’ici 3 ans.

Je suis persuadé que dès le camp d’entraînement, il y aura une chimie instantanée entre les deux hommes… Bref, surveillez Francis Perron, il pourrait en être un autre à déjouer la science du repêchage.

Et si vous dites qu’il est trop frêle parce qu’il ne pèse que 163 livres (pour 6 pieds), je vous répondrai de ne pas vous inquiéter pour lui, il est très combatif et il perd rarement ses bagarres le long des rampes à cause d’un manque de force.

En rafale
– Dmytro Timashov, celui qui n’a pas œuvré en équipe avec les Cataractes de Shawinigan, a tout de même salué les équipes qui l’ont accueilli au sein de la LHJMQ

– Chaque fois qu’une formation est éliminée des séries, nous apprenons, sans grande surprise, que plusieurs joueurs étaient gravement blessés. Les Preds n’y ont pas échappé non plus. [HF]

– Une joueuse de balle-molle nous offre une formation 101 de comment éviter le receveur et marquer un point. [25S]

– Excellent article de mon ami Jean-François Vachon au sujet du parcours exceptionnel de Chase Marchand, le gardien des Huskies de Rouyn-Noranda. [LaFrontière]

– En plus de Claude Giroux, Shayne Gostisbehere passera également sous le bistouri. [TVASports]

– L’histoire magnifique de Sebastian Colberg… #Not

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