Gary Bettman devra sortir de sa zone « conservatrice »

On peut comprendre la Ligue nationale d’étudier tous les scénarios possibles afin de redémarrer la saison 2019-20 dans le but de la compléter : « Money talk ». Quand l’argent parle, une grosse entreprise comme la LNH demeure incapable de ne pas l’écouter et ainsi, Gary Bettman et ses acolytes cherchent des solutions pour repartir la machine à cash. Mais, puisque le huis clos semble inévitable jusqu’à la fin de 2020 au minimum, la Ligue nationale se devra de trouver une façon de faire son argent.

Ai-je besoin de vous rappeler que l’objectif de la LNH cette année était fixé à 5 milliards de dollars? La ligue ne l’atteindra pas à cause de cette crise. Elle perdra plutôt beaucoup d’argent, ce qui changera la donne pour la masse salariale ou les rachats de contrat. La ligue veut faire son repêchage tout de même en juin puisque celui-ci permet à celle-ci de gagner beaucoup d’argent et ça remettrait le hockey sur la map pour ramener les amateurs à la maison avant la reprise.

Louis Jean a d’ailleurs indiqué que les grosses organisations avaient déjà vendu au moins 85-90% de leurs abonnements saisonniers à ce moment-ci (en temps normal). Une franchise de haut niveau a indiqué que seulement 40% était renouvelé en ce moment. C’est une diminution non négligeable.

Bref, vers quoi la LNH se tournera-t-elle afin de récolter davantage de monnaie? La solution logique demeure d’imiter l’Europe, soit les commanditaires sur les uniformes. Gary Bettman se doit d’envisager cette issue afin de maximiser les profits possibles. En 2017, le commissaire du circuit avait indiqué qu’une situation extraordinaire devait avoir lieu pour qu’il déguise les chandails uniques de la LNH. Disons-le franchement : la COVID-19 est exactement le type de situation qui pousserait la LNH vers cette avenue.

C’est bien beau les maillots sacrés, mais la LNH doit sortir des sentiers battus, comme l’a fait la NBA. Depuis quelques années, on peut voir une commandite sur les camisoles de la NBA, et on parle d’un surplus de 150 millions de dollars pour un simple écusson. C’est beaucoup d’argent ça, monsieur Bettman. Avec la pandémie, vous devez certes revoir cette position. La LNH pourrait aussi créer un troisième chandail spécial, comme la NFL, qui se vendrait comme des pains chauds. Il y a également les affiches virtuelles, qui pourraient aider la LNH à ramasser des revenus supplémentaires.

La garde partagée pourrait-elle être étudiée, elle qui permettrait à deux villes de séparer les dépenses? Disons que ça ne doit même pas figurer dans le discours de monsieur Bettman… 

Au final, Bettman et son groupe ont plusieurs opportunités devant eux et ils se doivent d’analyser chacune de celles-ci.

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