Evgenii Dadonov pourrait-il jouer aux côtés du duo Suzuki-Caufield l’an prochain?

Jeudi dernier, le CH a surpris bon nombre de ses partisans en annonçant que (le contrat de) Shea Weber avait enfin été échangé. Or, ce n’est pas le fait que (le contrat de) Weber ait quitté qui a étonné, mais bien le fait qu’il a été échangé à Vegas plutôt qu’à une équipe qui avait besoin de ce cap hit pour atteindre le plancher salarial.

Les Coyotes, pour ne pas les nommer.

Et en retour, Kent Hughes a fait l’acquisition d’Evgenii Dadonov, dont les Golden Knights voulaient se départir pour respecter le plafond salarial. Ils avaient essayé de le faire à la dernière date limite des transactions, mais on se souviendra de cette histoire un peu folle en lien avec une transaction avortée avec les Ducks.

J’avais d’ailleurs fait un texte sur une potentielle transaction Weber-Dadonov en mars dernier (qui a assez bien vieilli, visiblement).

Suite à la transaction, j’ai jasé avec le collègue Marc-Olivier Cook à ce sujet, et ce dernier m’a soulevé l’idée de voir Dadonov aux côtés de Nick Suzuki et de Cole Caufield l’an prochain. Et aujourd’hui, Marc-Antoine Godin d’Athlétique Montréal a lui aussi soulevé ce scénario dans son papier sur le nouveau venu chez le CH.

Et plus j’y réfléchis, plus ce scénario-là prend du sens à mes yeux.

Considérons la situation actuelle du CH : l’équipe vient d’entamer une reconstruction et, comme elle l’affirme elle-même, faire les séries en 2022-23 est un scénario assez improbable. La prochaine saison sera surtout axée sur le développement des jeunes joueurs plutôt que sur la victoire à tout prix (quoique l’équipe espère quand même gagner quelques matchs, évidemment).

Ainsi, un gars comme Dadonov, qui en est à sa dernière année de contrat, pourrait fort bien devenir une bonne monnaie d’échange à la prochaine date limite des transactions. Le CH aura le luxe de retenir 50 % de son salaire, et s’il joue du bon hockey dans les premiers mois de la saison, un Dadonov à 2,5 millions $ de cap hit devient intéressant.

Il ne rapportera probablement pas un premier choix, mais si le CH obtient quoi que ce soit, ce sera déjà une bonne chose considérant qu’il a échangé le lourd contrat de Weber contre Dadonov.

Cependant, si le CH veut maximiser la valeur qu’il obtiendra pour Dadonov, il devra le mettre en valeur (ou dans la vitrine, si vous aimez mieux). Et comme l’attaquant russe n’est pas exactement un prétendant au trophée Selke, sa valeur sur le marché passera par une grosse récolte de points.

Vous voyez où je veux en venir?

En mettant Dadonov aux côtés de Caufield et de Suzuki, l’équipe met toutes les chances de son côté de le voir produire. Il ne faut pas oublier que Dadonov n’est pas exactement un deux de pique sur le plan offensif : le gars est capable de marquer, et s’il joue aux côtés des deux jeunes, sa force de frappe offensive lui permettra de les suivre (en zone adverse, du moins).

Même pour les deux jeunes, jouer aux côtés d’un gars comme Dadonov pourrait être une bonne chose. Ça leur enlèverait un peu de pression en zone offensive (un gars comme Dadonov est plus menaçant qu’un Joel Armia, par exemple, et les autres équipes le savent) et ils auraient un vétéran d’expérience à leurs côtés.

Sinon, advenant le cas où le CH arrête son choix sur Shane Wright, Dadonov pourrait alors lui être muté pour lui offrir un bon vétéran capable d’offrir du bon jeu offensif. Cependant, je vois plus des gars comme Mike Hoffman et Brendan Gallagher jouer aux côtés de Wright.

Bref, un scénario à envisager, et le texte de l’excellent Marc-Antoine Godin (que je vous remets ICI) dresse un bon portrait de ce que Dadonov pourrait amener au CH tant sur la glace que dans une éventuelle transaction.

Bien hâte de voir où on le fera jouer.

En rafale

– Pour suivre tous les développements du témoignage des têtes dirigeantes de Hockey Canada en lien avec le viol collectif, je vous recommande chaudement cette enfilade de Tweets de Rick Westhead.

– J’adore.

– Elle est comparée à Marie-Philip Poulin.

– Si l’Avalanche gagne la Coupe Stanley, sans aucun doute.

– L’Alliance de Montréal mise sur tout un appui de la foule.

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