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Cinq derniers repêchages du CH : une quinzaine d’espoirs de calibre LNH au total?

Le repêchage est une science très inexacte. Certes, les équipes passent énormément de temps pour dépister les jeunes joueurs et essayer de trouver le plus beau talent dans tout ce bassin, mais c’est absolument impossible de ne jamais se tromper à ce niveau.

Parfois, le développement du jeune est mal géré par l’équipe. Parfois, le jeune n’y arrive tout simplement pas. Parfois, un facteur externe est en cause. Tant de raisons peuvent expliquer le fait qu’un joueur repêché n’ait pas la contribution espérée.

Ceci dit, il y a quelques jours, Grant McCagg a affirmé que selon lui, les cinq derniers repêchages pourraient produire à peu près une quinzaine de joueurs qui finiront éventuellement par être des joueurs de calibre LNH.

McCagg ajoute que quand trois joueurs ou plus d’une même cuvée deviennent des NHLers, c’est une belle récolte pour l’équipe. Et tout ça m’a donné envie de pousser ceci en profondeur et de regarder les cinq dernières cuvées pour voir qui sont ces joueurs qui risquent de devenir des joueurs de calibre LNH. Je les ai séparés en trois groupes distincts : ceux qui le sont déjà, ceux qui le deviendront presque assurément, ceux qui ont une bonne chance.

Ceux qui le sont déjà :

  • Jesperi Kotkaniemi (2018) : il n’a pas encore atteint son plein potentiel, mais il est tout de même un régulier dans la LNH depuis plusieurs années.
  • Alexander Romanov (2018) : désormais avec les Islanders, il a démontré qu’il avait le potentiel d’un défenseur top-4 dans le circuit Bettman.
  • Cole Caufield (2019) : il a connu un début de saison 2021-22 difficile, mais sa fin de saison a rappelé qu’il est un gros morceau du futur du CH.

Ceux qui le deviendront presque assurément :

  • Jordan Harris (2018) : son plafond est peut-être un peu limité, mais il a déjà démontré de belles choses et, dans le pire des cas, il risque d’être un bon défenseur de troisième paire.
  • Kaiden Guhle (2020) : il est le plus bel espoir à la défense chez le CH présentement et on pourrait le voir à Montréal dès l’an prochain.
  • Juraj Slafkovský (2022) : premier choix au total, il risque de devenir (au moins) un joueur de calibre LNH.
  • Filip Mesar (2022) : choix de première ronde de l’équipe cet été, il a tous les atouts d’un bon joueur sur les deux trios du milieu.

Ceux qui ont une bonne chance :

  • Jesse Ylönen (2018) : il semble être le joueur du Rocket le plus proche d’une graduation dans la LNH.
  • Jayden Struble (2019) : il a perdu de sa superbe depuis quelques années, mais il demeure un défenseur athlétique au profil intéressant.
  • Mattias Norlinder (2019) : s’il peut s’adapter au style de jeu nord-américain et retrouver sa confiance en zone offensive, il est encore un beau projet.
  • Frederik Dichow (2019) : l’un des beaux espoirs de l’organisation devant le filet, il a connu une belle année 2021-22.
  • Rafaël Harvey-Pinard (2019) : il joue toujours avec la pédale au plancher et pourrait se tailler une place à Montréal éventuellement.
  • Luke Tuch (2020) : il est un gros bonhomme et il pourrait finir par devenir un bon attaquant de puissance dans la LNH.
  • Jan Myšák (2020) : il s’illustre présentement au CMJ et il est un centre très intelligent sur la glace.
  • Sean Farrell (2020) : il n’a pas un gros gabarit, mais il est tout un joueur en zone offensive.
  • Jakub Dobes (2020) : comme Dichow, il est un bel espoir de l’organisation devant le filet.
  • Logan Mailloux (2021) : il a raté de grosses années de hockey, mais il a des atouts très intéressants.
  • Riley Kidney (2021) : un bon centre intelligent qui a connu une grosse année dans la LHJMQ.
  • Joshua Roy (2021) : il a dominé la LHJMQ en 2021-22 et il est l’un des beaux espoirs de l’équipe à l’attaque.
  • Owen Beck (2022) : un bon attaquant très complet qui peut être utilisé à toutes les sauces.
  • Lane Hutson (2022) : l’un des espoirs les plus intrigants de l’équipe, son plafond est très élevé.

Je n’ai pas inclus tous les espoirs (j’aurais probablement pu en ajouter quelques-uns de plus dans le dernier groupe) et le classement demeure subjectif, mais en regardant tout ça, le point de McCagg se tient : il y a beaucoup de profondeur au sein de ces cuvées.

Non, ce ne sont pas tous ces joueurs qui deviendront des NHLers à court, moyen ou long terme. Il y en a qui n’atteindront jamais le circuit Bettman, mais par la force du nombre, il y en a quelques-uns qui vont finir par se rendre.

Si j’avais à me mouiller, je dirais qu’il y en aura au moins une quinzaine, moi aussi.

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