Chris Kreider est une acquisition parfaite : arrêtons de vivre 12 ans dans le passé
Crédit: Getty Images

C'est maintenant chose faite : Chris Kreider s'est entendu avec le Canadien. Le CH a annoncé la signature de l'attaquant, qui a signé un contrat d'un an en ville.

Il touchera 2,15 M$… et pourra toucher 3,25 M$ de plus en bonis à la performance.

Évidemment, tout ça fait jaser à Montréal parce qu'on sait que Kreider n'est pas le favori de la foule. Plusieurs lui reprochent encore d'avoir blessé Carey Price lors des séries 2014, après tout.

Sauf que si on arrête de vivre 12 ans dans le passé, cette signature-là est… pas mal parfaite. Le Canadien est sans contredit une équipe améliorée après avoir signé Kreider.

Et il s'est amélioré en signant à plutôt bas prix un attaquant qui en a (probablement) encore dans le réservoir.

Le Canadien, dans l'état actuel des choses, avait besoin de gars capables de jouer sur un top-6 et de gars qui ont du chien. En Kreider, il coche ces deux cases-là… et il obtient même, par dessus le marché, un gars qui a une tonne d'expérience dans la ligue.

Rappelons que le CH était en voie d'être la plus jeune équipe de la LNH en 2026-27. Et c'est pas mal rare que la plus jeune équipe de la ligue se rende loin en séries.

Si on résume, le Canadien a mis la main sur un gars qui comble la majeure partie de ses besoins et il l'a fait en ne se compromettant pas sur le plan salarial. Signer Kreider, dans les faits, ne l'empêchera pas de payer Zachary Bolduc et Arber Xhekaj.

Il ne coûtera pas 5,4 M$ sur la masse, mais bien 2,15 M$. Ça donne de la flexibilité cette année… et les bonis peuvent même être reportés à l'an prochain, si jamais le CH en a besoin.

C'est normal d'en vouloir à Kreider pour ce qu'il a fait en 2014. Mais en 2026, on doit passer à autre chose : Kreider, de manière objective, rend le Canadien meilleur.

Ce sera pas mal bizarre de le voir dans l'uniforme du Canadien le 10 novembre prochain, alors que Price sera honoré au Centre Bell. Mais malgré tout, c'est une bonne nouvelle, ça.

Prolongation

– À Montréal, Kreider va retrouver son ancien coéquipier… Martin St-Louis.

– Kreider, un Américain, a choisi Montréal parmi plusieurs destinations possibles. Non, ce ne sont pas tous les natifs des États-Unis qui ne veulent rien savoir du Canada.

– Quand même.