Ce n’est pas la fin du monde si Juraj Slafkovsky ne débute pas la saison à Montréal

Depuis que Juraj Slafkovsky a été choisi par le Canadien en juillet dernier, une question est sur toute les lèvres: commencera-t-il la saison à Montréal?

Historiquement, ce n’est pas vraiment une question qui se pose. En effet, de tous les attaquants choisis premiers au total depuis 1993 (20), un seul n’a pas débuté sa campagne dans la LNH, et il s’agit d’Alexander Ovechkin.

Le Russe aurait certainement joué à Washington en 2004, mais le lock-out l’a empêché de le faire. 

Bref, lorsqu’on observe la tendance générale, c’est quelque chose qui va de soi. Quand un attaquant se fait prendre en premier, il joue dans la LNH.

Mais le cas de Slafkvosky est différent. 

D’abord, il n’y a pas de besoin immédiat pour lui dans l’alignement. À l’heure actuelle, le CH compte sur un immense surplus d’attaquants. 

Comme Guillaume Lefrançois l’a noté sur le podcast Le Support Athlétique, c’est une situation fort différente de celle de Jesperi Kotkaniemi en 2018:

Il n’y avait personne d’autre pour jouer au centre du troisième trio à l’automne 2018. Le Canadien avait les mains liées et revenait d’une saison difficile où on n’était pas en reconstruction. Tandis que Slafkovsky, lui, arrive dans une équipe qui a plusieurs joueurs adéquats de la LNH pour jouer à l’aile.

-Guillaume Lefrançois

Le journaliste offre un excellent point ici. Pourquoi « rusher » Slafkovsky, quand l’équipe compte sur une panoplie de joueurs comme Mike Hoffman, Joel Armia, Jonathan Drouin, etc.?

Si l’organisation sent que le Slovaque n’est pas totalement prêt, elle ne perd rien à lui faire commencer la saison à Laval.

Puis, un peu plus tôt aujourd’hui sur les ondes de TSN 690, Darren Dreger a mentionné que le jeune attaquant n’a pas encore la force et la vitesse pour jouer dans la LNH. 

Oui, à 6’4 et 238 livres, il a les attributs physiques nécessaires, mais cela ne se traduit pas encore dans son jeu et son coup de patin.

Mais en jouant avec le Rocket, Slafkovsky aurait l’espace requis pour améliorer ces aspects de son jeu, ce qui n’est pas nécessairement toujours le cas à Montréal.

Surtout que commencer la saison avec le grand club ajouterait de la pression immédiate sur les épaules du jeune homme. Les partisans et les médias montréalais ne sont pas reconnus pour leur douceur. Un lent début dans la LNH pourrait alors nuire à sa confiance.

Il ne faudrait surtout pas que le jeune homme se fasse « brûler » dès son arrivée en Amérique. 

Mais bon, il reste encore quelques matchs préparatoires pour qu’il se prouve. S’il montre lors de ceux-ci qu’il a absolument sa place, le Tricolore trouvera un moyen de l’intégrer dans l’alignement.

De passage à La Poche Bleue Midi, Joël Bouchard a d’ailleurs comparé Slafkovsky à un certain Pierre-Luc Dubois…

Il a aussi expliqué qu’il pensait qu’il était encore trop tôt pour se faire une idée juste à la place du Slovaque à Montréal:

On va lui laisser le temps de défaire ses valises avant de trop l’évaluer. On voit que c’est un bon joueur et qu’il a une bonne vision. Il va se trouver des modèles. Il a des atouts flagrants, mais comment il va mettre tout ça ensemble? Ce sera à lui de trouver des solutions. On va lui laisser le temps.

-Joël Bouchard

Personnellement, je suis plutôt de cet avis. Slafkovsky a seulement disputé un match préparatoire jusqu’à présent. Laissons-lui la chance de se prouver avant de se faire une opinion ferme.

S’il prouve, hors de tout doute, qu’il a sa place dans la LNH dès le début, pourquoi ne pas le faire jouer avec le Tricolore?

Puis si ce n’est pas le cas, il ne perd rien à faire un tour à Laval.

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