Les Canadiens, la meilleure équipe de la LNH à 5 vs 5 | En rafale

J’ai toujours aimé regarder plus en détails les statistiques traditionnelles qui nous sont présentées afin de les faire parler un peu plus. Et avec l’arrivée des statistiques avancées, on essaie de décortiquer le plus possible les différents événements d’un match pour essayer de faire ressortir des dénominateurs communs aux succès ou aux insuccès d’un joueur ou d’une équipe.

Aujourd’hui, après avoir entendu une conversation au sujet des unités spéciales, j’ai voulu comparer l’impact des unités spéciales sur les succès réels d’une équipe. Par le fait même, j’en ai profité pour les comparer avec les résultats des différentes équipes à 5 contre 5. Certaines observations que j’ai pu faire sont assez intéressantes.

D’abord, j’ai recalculé le classement général en fonction des moyennes de victoires plutôt qu’au total des points puisque toutes les équipes n’ont pas joué le même nombre de matchs.

 

Et oui, Columbus est premier. Qui l’eût cru? Et oui, jouer pour .500 est loin d’être excellent, pour ceux qui n’avaient pas encore remarqué ce fait.

Ensuite, le tableau qui suit dresse les équipes de la LNH selon leur efficacité combinée lors des unités spéciales. Le nombre que vous voyez est simplement la somme des pourcentages d’efficacité en supériorité numérique et en infériorité numérique avant les matchs joués le 14 décembre. Le seuil de respectabilité est de 100 puisque c’est inévitablement la moyenne de la ligue (Un but marqué en supériorité numérique correspondant automatiquement à un but accordé en infériorité numérique).

Donnée fort intéressante, regardez qui est la pire équipe de la LNH sur les unités spéciales jusqu’à maintenant cette saison. Les Blackhawks de Chicago. Ils sont au 19e rang en supériorité numérique et au 30e rang en infériorité. Mais également, parmi les 10 premières équipes de ce classement, on retrouve des équipes de bas de classement comme Caroline et Toronto. En fait, seules 4 des 10 premières équipes au classement général se retrouvent parmi les 10 meilleures plus efficaces lors des unités spéciales.

Cette absence de corrélation entre les résultats lors des supériorités et des infériorités numériques avec la position au classement m’a amené à jeter un oeil sur l’efficacité des équipes à 5 contre 5. Ainsi, j’ai calculé le différentiel moyen par match des équipes. C’est-à-dire que j’ai simplement pris le nombre de buts marqués à 5 contre 5 auquel j’ai soustrait le nombre de buts accordés dans pareille circonstance pour ensuite diviser ce différentiel par le nombre de matchs joués pour établir la moyenne par match à 5 contre 5 de chacune des équipes. Voici le résultat.

Alors la première chose que les fans des Canadiens vont remarquer, c’est que leur équipe trône au sommet de la LNH pour le différentiel moyen par match à 5 contre 5 depuis le début de la saison. Cette donnée est d’autant plus intéressante que les équipes les plus puissantes du circuit Bettman sont également parmi les meilleures de ce classement, comme Chicago, Pittsburgh et Washington.

Est-ce bon signe pour la suite des choses? C’est à voir, mais ce sera certainement un élément à surveiller d’ici la fin du calendrier. Aussi, il sera intéressant de suivre des équipes comme Tampa Bay, St-Louis et Philadelphie pour voir si leurs résultats à 5 contre 5 s’amélioreront.

Après tout, les statistiques avancées font grand état des résultats individuels à forces égales pour avoir un portrait juste de la valeur réelle d’un joueur. S’il faut en faire autant pour évaluer le collectif, il y a certainement des indices intéressants de la réelle valeur des équipes de la LNH ici.

En rafale
– Al Montoya a été réellement affecté par la dégelée subie à Columbus plus tôt cette année. (TVA Sports)

– Therrien saura-t-il faire redémarrer la machine Weber?

– Mike Hoffman a rendez-vous avec Stéphane Quintal.

– Il y aura toujours des discussions sur ce sujet…

– Price, le plus tough de l’équipe après Weber?

– Price n’est certainement pas le seul à se faire agresser.

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