Brendan Gallagher contre Elias Pettersson : qui dit non?
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Les discussions hypothétiques font partie du hockey. Certaines sont réalistes, d'autres servent surtout à ouvrir le débat. Cette semaine, une proposition lancée dans Mathias et le Serpent a retenu l'attention : Elias Pettersson à Montréal, Brendan Gallagher à Vancouver, qui dit non?

Et selon Mathias Brunet, la réponse du Canadien serait simple : non merci.

Sur papier, le raisonnement peut sembler surprenant. Pettersson reste un joueur extrêmement talentueux, capable de produire au plus haut niveau de la LNH lorsqu'il est à son meilleur. Mais ce n'est pas le joueur qui soulève les questions, c'est le contrat.

Pettersson transporte un salaire annuel de 11,6 millions de dollars pour encore cinq saisons. À l'inverse, Gallagher arrive pratiquement au bout de son entente avec seulement une année restante à 6,5 M$.

L'idée avancée est donc directe : pourquoi Montréal irait-il s'attacher à long terme à un contrat aussi lourd alors que l'organisation commence seulement à retrouver une certaine flexibilité financière?

Le Canadien est encore dans une phase où chaque gros dollar compte. Avec plusieurs jeunes qui devront être payés dans les prochaines années, absorber un engagement comme celui de Pettersson pourrait compliquer énormément les choses.

Brunet pousse même l'idée plus loin : selon lui, Vancouver pourrait être rendu au point où l'organisation aurait perdu espoir de revoir le vrai Pettersson et serait prête à l'échanger sans exiger le retour normalement associé à un joueur de ce calibre.

Mais c'est là que la question devient intéressante.

Si Vancouver est réellement aussi ouvert à tourner la page… est-ce que Montréal devrait au moins écouter?

Le talent ne disparaît pas du jour au lendemain. Un changement d'air peut parfois relancer une carrière. Et dans un scénario où le prix d'acquisition serait étonnamment bas, certains diront qu'un directeur général doit toujours au moins regarder.

Sauf qu'au final, le pari demeure énorme.

Le Canadien pourrait laisser partir Gallagher dans un an et récupérer cette marge salariale. Accepter Pettersson, c'est essentiellement remplacer une situation qui se règle bientôt par un engagement massif jusqu'au début des années 2030.

Le talent dit oui.

Le contexte salarial dit non.

Et aujourd'hui, il semble que le Canadien écouterait davantage son portefeuille que son instinct.

En rafale

– Le prochain gros dossier au Colorado semble déjà identifié.

– Slafkovsky et Veleno se prêtent au jeu avant la Coupe du monde.

– Les Knights sont arrivés pour le match no 5.

– Le pays hôte amorce sa Coupe du monde avec une victoire!