2010, 2021 et 2026 : l'histoire se répète pour le Canadien
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Jamais deux sans trois, comme on dit?

En ce moment, le Canadien est en train de l'échapper contre les Hurricanes. On ne voit pas vraiment comment les hommes de Martin St-Louis peuvent s'en sortir.

Et il est facile de dresser des parallèles avec deux autres parcours mémorables des dernières années.

En 2010, Jaroslav Halak s'était levé. Il avait battu les champions de la saison régulière (les Capitals) et les champions en titre de la Coupe Stanley (les Penguins) pour se rendre en troisième ronde.

Puis, le CH avait frappé un mur. Comme en 2026…

« Et comme en 2010 après ces 14 matchs, le réservoir est vide, les joueurs de l'époque nous l'avaient confirmé après l'élimination en 5 matchs face aux Flyers. » – Jeremy Filosa

On se rappelle aussi qu'en 2021, le même principe s'était appliqué. Un gardien hot (Carey Price) avait mené le CH plus loin que prévu – cette fois, en finale.

Et que s'est-il passé en finale? Le CH a perdu en cinq alors qu'il était clairement à bout de ressources et que le réservoir était vide.

Autant en 2021 contre le Lightning qu'en 2010 contre les Flyers, les défaites étaient lourdes. Le CH ne devait pas être là. L'autre équipe avait un entraîneur expérimenté et un club aussi talentueux que profond.

Ces phrases-là, elles s'appliquent aussi aux Hurricanes de 2026.

Jon Cooper et Peter Laviolette ont fait en sorte que le Canadien a frappé un mur… et Rod Brind'Amour fera en sorte qu'au coup de minuit (ici, c'est à la fin du match #5, sûrement), on pourra dire au revoir à l'histoire de type Cendrillon.

Halak… Price… Dobes… ces gars-là ne peuvent pas tout faire seul.

Vous me direz que j'ai oublié de parler de 2014. Mais à mes yeux, ce qui s'est passé cette année-là n'est pas exactement dans la lignée de 2010, de 2021 et de 2026.

Le CH n'a pas été lavé durant ces matchs-là contre les Rangers, sauf lors du premier. Et si Carey Price n'avait pas été blessé par Chris Kreider, peut-être que le CH aurait eu des chances.

En d'autres mots : le CH n'avait pas frappé de mur.

Plusieurs gars de 2014 avaient joué pour le CH en 2010. Le noyau avait vieilli ensemble et cela avait permis aux joueurs, malgré des embûches entre temps, de se développer ensemble.

Mais en 2010, en 2021 et en 2026, le noyau était assez différent de la dernière fois où le club avait atteint le carré d'as.

C'est pour ça qu'il est bien que le CH de 2026 frappe un mur maintenant. Cela va faire en sorte que les joueurs et la direction vont ouvrir leurs yeux afin que la prochaine fois, le CH ne manque pas de gaz dans le carré d'as.

En d'autres mots : l'effet nouveauté (qui existait en 2010 et en 2021 pour bien des gars du noyau) qu'on voit en 2026 ne sera plus aussi fort quand le CH retournera, dans les prochaines années, dans le carré d'as.

Parce que oui, j'y crois. Et le CH ne frappera pas le même mur plus tard parce qu'il saura à quoi s'en tenir et que les gars vont avoir vécu cette expérience-là en 2026.

en rafale

– Quand même.

– Josh Gorges s'ennuie des séries à Montréal. [JdeM]

– À lire.

– À noter.