Top-10 : bons coups des DG en 2017

Quoique mon collègue JD Bois a déjà écrit sur les pires échanges, signatures et décisions qu’ont pris les directeurs généraux durant l’année 2017, ce texte prend une tournure plus égale, alors qu’on parlera beaucoup de décisions extrêmement intelligentes d’un directeur général, qui a apporté quelque chose d’important à son équipe, plutôt qu’à des décisions stupides ayant été prises.

Voici un hommage aux 10 plus beaux coups de l’année.

Le Québec secoué jusqu’à Tampa Bay

S’il y a bien une transaction qui a grandement bénéficié aux deux équipes, c’est bien celle qui a envoyé Mikhail Sergachev avec le Lightning et Jonathan Drouin à Montréal.

Même si Sergachev est dominant et qu’il a inscrit plus de points que l’attaquant, cette saison, les deux formations ont fait l’acquisition d’un joueur de qualité qui a rempli un trou important au sein de l’alignement. Jonathan Drouin n’a peut-être pas eu un début de saison qui respecte les attentes, il vient offrir au Canadien un punch offensif jadis plus rare et peut être considéré comme la pièce culturelle en importance de l’équipe. Les deux équipes sont gagnantes, et ont réalisé un très beau coup.

Les Sénateurs mordent au piège

L’Avalanche, contrairement à ce qu’on entrevoyait lorsque le dossier a commencé à traîner, a très bien fait en étant patient dans le dossier Matt Duchene. Ils ont fait l’acquisition de plusieurs pièces qui aideront l’équipe dans la restructuration, dont le jeune Samuel Girard.

D’un autre côté, les Prédateurs ont aussi bien fait en évitant le piège. Ils ont reçu le joueur le plus productif de la transaction à 3 équipes, alors que Turris est immédiatement devenu une partie du noyau de l’équipe, et ce, contre un prix raisonnable, dans la mesure où l’on veut gagner à court terme.

Breadman à Columbus

Les Blackhawks ne se sont définitivement pas fait voler.

Mais sans Artemi Panarin dans les rangs de John Tortorella, la saison des Blue Jackets serait bien différente. Panarin s’est imposé comme la pièce angulaire offensive de l’équipe, amassant un total de 30 points en 36 rencontres, alors que d’autres joueurs clés des Jackets ne se sont tout simplement pas présentés. Jarmo Kekalainen a mis la main sur un joueur extrêmement talentueux contre un autre attaquant respectable qui n’aura jamais un impact et un dynamisme aussi impressionnant.

Un échange à sens unique en faveur des Isles

Jordan Eberle est sans contredit l’une des plus belles acquisitions de l’entresaison. On n’a jamais trop compris ce que les Oilers voyaient en Ryan Strome, qui n’a même pas été en mesure de se tailler un poste dans sa chaise de centre. Pendant que ce dernier en arrache, Eberle s’amuse à Brooklyn et aide présentement sa nouvelle équipe à se faufiler en séries éliminatoires. Garth Snow a profité de la bourde de Peter Chiarelli pour effectuer un ajout d’importance à sa formation.

L’art de vendre très cher

Martin Hanzal était l’un des joueurs les plus convoités, sur le marché des échanges. Un des rares attaquants de qualité à avoir été disponible au printemps 2017, le prix à payer était évidemment plus cher.

Le Wild du Minnesota a décidé d’y aller all-in en offrant une pelletée de choix aux Coyotes… avant d’être éliminé en première ronde.

John Chayka a su profiter de la valeur marchande élevée d’Hanzal pour faire le plein d’espoirs.

Jamie Jordie Benn à Montréal

Pour ce qu’il a apporté au Tricolore l’an dernier et pour la place au sein du top-4 qu’il est en train de se forger au sein de la brigade défensive, Benn mérite sa place dans ce palmarès. On doit s’avouer que Marc Bergevin a réalisé un beau coup avec cet échange. Greg Pateryn ne manque à personne, disons…

Les jeunes Américains…

L’Avalanche et les Devils ont décidé de miser sur des paris intéressants en mettant sous contrat Alexander Kerfoot et Will Butcher…

Le pari a rapporté.

Bien installé au poste de deuxième centre de l’Avalanche, Kerfoot a inscrit son nom à la feuille de pointage à 21 reprises (en 31 matchs) et Will Butcher se bat avec Charlie McAvoy pour le titre de meilleur défenseur recrue, alors qu’il a à son compte 23 points en 35 matchs.

Voilà deux joueurs d’importance acquis contre… rien.

Radu…

Le cœur de plusieurs a été brisé, à Montréal… Mais les Stars en ont profité. On peut juger les termes du contrat autant que nous voulons, pour l’instant, le #47 produit à un rythme encore plus élevé que celui qu’il montrait à Montréal. Les Stars possèdent maintenant une première ligne extrêmement dominante, et c’est en bonne partie grâce aux 29 points que Radulov a récoltés, en 36 joutes.

Un portier à rabais

Alors que le Lightning tentait de transiger les services de Ben Bishop, au début de la saison, et que les Stars avaient désespérément besoin de renfort entre les deux poteaux, Jim Nill aurait pu sauter sur l’occasion et offrir quelques jeunes/choix pour en faire l’acquisition.

Au lieu, il a été patient et a fait l’acquisition de ses droits contre un choix de quatrième ronde. Très cheap, comme prix, pour un gardien #1.

Un petit tour de magie

Le contrat que David Poile a accordé à Viktor Arvidsson a été par plusieurs comme un vol. En 2017, 4.250 millions pour un marqueur de 60 points, c’est très peu. Imaginez en 2024…

Cette signature permet aux Prédateurs de conserver une masse salariale très bien répartie et l’équipe possède encore 5 millions de dollars d’espace sous le plafond.

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