Tu pensais qu'c'tait ça que c'tait, mais c'tait pas que ce c'tait.
Je parle d'un match éliminatoire du samedi soir au Centre Bell. Le Canadien a mangé sa pire raclée depuis le 9 décembre à Tampa (6 à 1).
Visiblement, Monsieur Samedi soir, ça aura été Rasmus Dahlin, et non Cole Caufield.
Où était l'énergie ? L'instinct du tueur ?
Lorsque le but de Jake Evans a chassé Alex Lyon de la rencontre, on s'est tous pas mal dit la même chose : amenez les Hurricanes !
On ne se doutait pas qu'à partir de là, les Sabres allaient inscrire sept buts sans riposte et le Canadien, zéro.
On aurait dit que les Montréalais étaient brûlés, vidés, épuisés… ou encore qu'ils se voyaient déjà en troisième ronde, comme leurs partisans.
Est-ce que le CH saura rebondir ce soir à Buffalo ? Disons que les partisans y ont déjà cru. Les heures depuis la dernière défaite sont longues pour la Habs Nation. Les gens sont beaucoup moins sur les sites de sports, à la radio ou sur les comptes Instagram/TikTok des influenceurs hockey. Ils sont en (demi) deuil et sont gênés d'afficher leur support envers un club qui les a déçus samedi soir.
Ils attendent le premier but ce soir…
Blâmer le Centre Bell, vraiment ?
On a entendu toutes sortes de théories depuis samedi soir. Celle que je préfère détester, c'est celle voulant que le Centre Bell soit trop intimidant, exigeant et distrayant… pour les joueurs du CH.
Voyons donc, bâtard ! Les gens qui prétendent ça ne se sont jamais promenés à travers le monde pour assister à un match de soccer. Au foot, jouer à la maison confère un ÉNORME avantage à une équipe… et les partisans de soccer – européen, africain et sud-américain – sont 10 fois plus intimidants et impliqués que les partisans de hockey nord-américains.
Blâmer la foule du Centre Bell parce qu'elle est trop exigeante ou intimidante… pour le Canadien?
Désolé, je n'embarque pas là-dedans.
Tes partisans qui t'aiment et te supportent, ce n'est pas censé être un moins dans l'équation. C'est censé être de l'essence pour ton club,…
— Maxime Truman (@MaximeTruman) May 17, 2026
Si le CH n'a que deux victoires en six matchs éliminatoires à la maison, ce n'est pas à cause de ses partisans ; c'est à cause de ses joueurs. À eux de trouver une façon de s'abreuver de l'amour des fans montréalais ! Combien de joueurs rêveraient de disputer leurs matchs à domicile devant les fervents partisans montréalais ?
Il y a deux ou trois semaines, ne vantait-on pas les partisans massés au Centre Bell pour l'amour qu'ils ont su donner à Kirby Dach pour le relancer ?
Blâmer la jeunesse des Montréalais, OK, mais…
Oui, les joueurs du CH sont jeunes – surtout les joueurs importants -, mais il ne faudrait quand même pas surpondérer cet aspect-là.
Pourquoi ? Parce que les Sabres ne sont pas vraiment plus vieux. Contre le Lightning, j'achetais cette jeunesse comme étant un point de distinction pouvant jouer un rôle important dans le résultat des rencontres (et de la série), mais face aux Sabres, non.
La moyenne d'âge des joueurs du CH samedi dernier était de 25,7 ans et celle des Sabres, de 26,4 ans. Et aucune des deux équipes ne possède beaucoup d'expérience en séries !
Même qu'à ce chapitre, je crois que l'avantage se situe du côté montréalais.
Blâmer les arbitres ? Nah !
Est-ce que les officiels ont été bons depuis le début des séries ? Je ne crois pas.
Cependant, je pense qu'ils ont été « moyens » ou mauvais de façon équitable envers les deux équipes. Ils ont sifflé des infractions « soft » des deux côtés et ils en ont laissé passer des deux côtés.
À mon avis, l'arbitrage n'a pas été un facteur, même s'il n'a pas été très bon. Les joueurs du CH se sont pas mal battus eux-mêmes lors de leurs trois défaites face aux Sabres.
Si le CH l'emporte
Si jamais les Montréalais parviennent à vaincre les Sabres ce soir à Buffalo, ils entameront leur prochaine série jeudi à Raleigh. Ils disputeront leur deuxième match samedi, puis rentreront à Montréal dimanche.
Les Hurricanes, eux, disputeront un premier match après 12 jours de repos. Ils auront eu le temps de se reposer et de soigner quelques petits bobos… mais ils pourraient aussi manquer de rythme. C'est souvent difficile pour une équipe à son retour du bye week…
Les Hurricanes ont joué huit rencontres éliminatoires (huit victoires) alors que le CH en sera déjà à son 14e match ce soir, lui. Wow !
À noter que si les Habs l'avaient emporté samedi, la série face aux Hurricanes aurait débuté demain et il y aurait eu un match au Centre Bell samedi. Je n'imagine même pas à quel point ça aurait été difficile (et onéreux) pour les Hurricanes de booker une quarantaine de chambres d'hôtel qui rencontrent les standards de la LNH le week-end du Grand Prix de F1 de Montréal.
Là, ils arriveront dimanche, alors que plusieurs chambres d'hôtel se libéreront. Ou ils iront à Buffalo.
Dans le fond, le Canadien a simplement été gentil avec son meilleur ami, le proprio des Hurricanes ! #LOL
Si le CH baisse pavillon
Les deux derniers jours ont été longs. Très longs. On dirait qu'on a tous oublié la saison régulière et les 13 premiers matchs de séries du Canadien tellement la défaite de samedi soir était à sens unique.
Si jamais les Montréalais l'échappent ce soir à Buffalo, l'été sera long. On n'aura plus d'autres matchs éliminatoires à se taper avant un an (ou plus)… et on aura en mémoire la déconfiture de fin de séries, plutôt que le superbe parcours de l'équipe.
Sauf qu'à moyen terme, ce serait peut-être la meilleure chose qui pourrait arriver : la direction du CH ne pourrait pas se voiler la face et devrait ajouter du muscle, un deuxième centre, un gardien vétéran, un défenseur top quatre et un ailier de type « power-forward ».
Puis, le Canadien deviendra un véritable contender capable de vaincre l'Avalanche en Finale de la Coupe Stanley.
Parce que disons-nous les vraies choses : le CH n'a pas encore ce qu'il faut pour espérer gagner quatre matchs sur sept face à Denver.
Le premier trio doit se lever
Cole Caufield (1), Nick Suzuki (1) et Juraj Slafkovsky (0) n'ont que deux buts à cinq contre cinq depuis le début des playoffs.
Quand Alex Newhook (5), Kirby Dach (4), Josh Anderson (3) et Alexandre Texier (3) sont tes meilleurs attaquants à cinq contre cinq, tu es dans la m*rde.
Et quand Newhook (7), Texier (6), Zachary Bolduc (6) et Jake Evans (6) sont tes meilleurs pointeurs à cinq contre cinq aussi !

Le premier trio doit se lever ; Juraj Slafkovsky le premier ! Tu ne peux pas commettre trois erreurs sur le même shift pour débuter une rencontre aussi importante que celle de samedi dernier.
Slafkovsky… outch.. one of the worst shift i ever saw .. pic.twitter.com/3hbnkemohE
— MLeddy (@MLeddy98) May 17, 2026