On arrive à la fin mars, la date limite des transactions est passée et le Canadien lutte pour une place en séries.
Les jeux sont faits! Rien ne va plus!
En fait, non, pas tout à fait.
Des rappels de Laval pourraient encore venir changer un peu le portrait. Mais ça, vous le saviez…
La saison tire aussi à sa fin dans les différentes ligues où évoluent les espoirs du club et je me suis donc dit que c'était peut-être le temps d'un petit reclassement des espoirs les plus importants du CH.
Il y a quand même pas mal de nouvelles choses à dire depuis l'été et l'automne dernier, alors que Hutson et Demidov s'étaient échangés la première place de notre décompte devant Slafkovsky.
Des espoirs comme Hage, Zharovsky, Reinbacher et Pickford suscitent énormément d'intérêt…
Mais bon, pour Hutson et Slafkovsky, deux sensationnelles pièces de la reconstruction de Hughes et Gorton, l'heure de la graduation est maintenant arrivée.
On en fera donc notre sujet du jour pour le début de cette nouvelle série d'articles.
Rappel : Sans dire qu'un joueur ne progressera plus, dans ce classement, un individu gradue et quitte son statut d'espoir lorsqu'il a confirmé son potentiel et son identité ou encore lorsqu'on ne peut plus véritablement espérer un tout autre niveau de jeu de sa part.
Potentiel : 37/40
Assurance : 17.5/20
Valeur d'usage, utilité, rareté : 27/30
Valeur d'échange : 9/10
Total : 90.5/100
Potentiel et assurance
Même après 200 matchs dans la LNH l'été dernier, on se doutait bien qu'il y avait un tout autre niveau de jeu qui se cachait chez Slafkovsky. C'est pourquoi nous l'avions conservé dans notre classement.
Le gros Slaf sera peut-être encore un peu meilleur l'an prochain. Mais à la différence de l'été dernier, je crois qu'on a désormais une bien meilleure idée de son « plafond ».
On peut maintenant dire qu'il mérite pleinement sa note de 37/40 en fait de potentiel, potentiel qui est ultimement celui d'une « supervedette ».
On peut aussi penser que l'évaluation de 17.5/20 quant à l'assurance d'atteindre son potentiel était très lucide. Même qu'aujourd'hui, on pourrait la réviser à la hausse. Slaf a démontré hors de tout doute qu'il n'allait pas « faire dans les mains » de ses employeurs. On n'est pas du tout inquiet pour la suite de sa carrière.
S'il maintient la tendance des derniers mois (48 points en 46 matchs depuis le 22 novembre), le Slovaque atteindra la marque des 30 buts et des 70 points cette saison.
On peut donc penser que le Tricolore a entre ses mains un joyau assez unique capable de 30 buts-40 buts et de saisons allant de 75 à 100 points pour le reste de son contrat, qui lui rapportera 7,6 M lors des sept prochaines campagnes.
Tout ça en dominant le long des rampes et devant le filet, créant énormément de temps et d'espace pour ses coéquipiers, tout ça en contribuant dans les trois zones comme peu savent le faire.
Pour un joueur d'une telle rareté et d'une aussi grande utilité, c'est un vol de grand chemin qu'a réalisé Kent Hughes le 1er juillet 2024 lorsqu'il a fait signer ce bout de papier à son gros #20…
Depuis novembre, on peut maintenant confirmer que « Le Gros » a éclos dans son identité de joueur COMPLET : fort et costaud, grande et rapide, impliqué, bon passeur et fabricant de jeu, capable de marquer, bonnes mains, dominant en protection de rondelle, bon défensivement, etc.
Ne lui reste plus qu'à devenir un monstre en désavantage numérique, comme je me tue à le répéter depuis déjà quelques années. Il est un des meilleurs bloqueurs de tirs chez les attaquants dans toute la LNH et il ne joue toujours pas dans cette phase de jeu.

On sait maintenant qu'il sera au minimum un joueur d'autour d'un point par match, capable d'être le meneur de son trio au besoin ou d'être un membre à part entière d'un des meilleurs « véritables trios » de toute la LNH, et pas juste une « troisième roue ».
On peut aussi affirmer que celui qui aura 22 ans dans quelques jours est déjà un des meilleurs attaquants de puissance de toute la LNH, lui qui s'inscrit au même âge dans une trajectoire tout à fait comparable aux Rantanen, Draisaitl et autres frères Tkachuk.
LA question maintenant : est-il LE meilleur joueur de son année de repêchage (2022)?
Peut-être, peut-être pas.
Mais il est certainement dans le top 4 avec Hutson, Cooley et Gauthier et il est selon moi le joueur le plus COMPLET du lot.
Donc, oui, en un sens, on peut encore argumenter qu'il est LE meilleur joueur « overall » de 2022 et que le Canadien ne s'est pas trompé lors qu'il est monté sur l'estrade avant tout le monde ce soir-là.
Valeur d'échange
Attaquant de puissance complet d'un point par match de 22 ans, à 7,6 M$, pour encore 7 ans après cette saison, trouvez-moi 15 joueurs qui ont clairement une meilleure valeur d'échange et je vous invite pour un burger à MDMH à côté de chez nous!
En tout cas, le mois dernier, vous aviez déjà en majorité répondu que vous ne l'échangeriez pas contre Leon Draisaitl!
Potentiel : 38/40
Assurance : 18.5/20
Valeur d'usage, utilité, rareté : 27/30
Valeur d'échange : 9/10
Total : 92.5/100
Potentiel et assurance
Un peu comme pour le Slafer, maintenant qu'il est officiellement devenu un défenseur d'un point par match et que son différentiel se situe autour du + 30, on peut affirmer qu'à tout juste 22 ans, Hutson entre déjà dans ses meilleures années (prime).
Il est d'ailleurs LE meilleur passeur de toute l'histoire de la LNH en défensive lors des 150 premiers matchs joués!
Un extra-terrestre à sa façon, Hutson.
Il n'est plus du tout hasardeux de le placer dans la même phrase que les Makar et Hughes de ce monde. Il est simplement un peu moins bon qu'eux dans certaines facettes, mais supérieur dans d'autres.
Aucun doute qu'il a sa place sur le Mont Rushmore des défenseurs « nouveau genre ».
On se surprend maintenant à prendre pour acquis les 12 jeux incroyables qu'il réalise à chaque match.
« Oh, it's just Lane doing his thing out there. »
– The Habs 4th line with a great O-zone shift
– Jayden Struble kept the play alive with a timely pinch and a good stick
– Lane Hutson does Lane Hutson things
– Josh Anderson started the play with a good hit on the forecheck and ended it with a goal
— /r/Habs (@HabsOnReddit) March 18, 2026
Mais n'oublions jamais que ce que « Lane » fait, seulement deux autres joueurs dans toute la LNH peuvent le faire.
Et encore…
Ce qu'apporte un joueur comme Hutson à une équipe est donc très, très rare et aussi extrêmement utile.
Où aurait terminé le Tricolore au classement la saison dernière sans la saison recrue exceptionnelle de son petit # 48?
Réponse : Loin, très loin des séries.
Hutson a redynamisé l'avantage numérique et la force de frappe à 5 contre 5 d'une manière inédite.
Encore cette saison, il permet à Suzuki, Caufield et Slafkovsky de réaliser la meilleure saisons de leur carrière respective.
Et si on lui donnait davantage de minutes en désavantage numérique, son QI hockey exceptionnel pourrait aussi permettre à cette phase de jeu de connaître de meilleurs jours…
Viva la revolución!
Enfin, la question se pose : Hutson est-il le cœur et l'âme de cette équipe, qui est devenue la 2e meilleure offensive de toute la LNH?
Il y aura sans doute toujours des DG qui ne raffolent pas des défenseurs de 5'9 et 162 lbs.
C'est correct, ils ont le droit.
Mais on peut aussi penser qu'une majorité d'équipes rêverait maintenant de pouvoir compter sur un Lane Hutson.
La « supervedette » qu'est déjà le petit américain vaut au moins un jeune premier centre d'une grande qualité.
Il ne vaut évidemment pas Celebrini, mais échangeriez-vous Hutson pour Connor Bedard?
Voilà. La question se pose.
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On reconnecte la semaine prochaine avec la suite de notre révision printanière du Top 15 des espoirs du CH!