Stéphane Langdeau s’explique à Tout Le Monde En Parle

Parfois, je me demande qui cuisine le mieux : Ricardo ou Guy A. Lepage?

Fidèle à son habitude, l’animateur de Tout le monde en parle a mené une excellente entrevue sur un sujet controversé, posant les bonnes questions et voulant à tout prix faire ressortir la vérité.

Ce soir, Stéphane Langdeau était de passage à l’émission, y allant d’une sortie publique pour la première fois depuis son étrange démission.

Animateur de l’Antichambre pendant 8 ans, Langdeau en avait lourd sur le coeur, alors qu’il racontait son histoire.

« J’ai vécu une semaine avec une boule dans l’estomac »

Langdeau explique que tout ça a commencé lorsque Gary Daigneault, que vous connaissez probablement en raison de son histoire avec Stéphane Leroux, a commencé à publier des messages publics dans lesquels il accusait un certain individu dont les initiales étaient S.L. (et qui travaillait à RDS) d’être un prédateur sexuel ayant fait 5 victimes (dont 2 mineures).

Au départ, la photo de Stéphane Leroux était accompagnée de cet énorme message. Mais suite à une mise en demeure de ce dernier, l’image a été retirée et le présumé prédateur sexuel n’avait maintenant qu’une seule appelation : S.L.

Langdeau étant à la télévision tous les soirs, à la barre de l’Antichambre, les gens ont donc commencé à faire des liens.

Au bout d’une semaine de rapprochements effectués entre son nom et l’histoire de Daigneault, une collègue lui a conseillé de faire quelque chose. Il a commencé par refuser, puis après une longue fin de semaine, alors qu’il revenait au bureau le mardi, il a réalisé l’étendue des dégâts qui étaient en train d’être faits.

On l’appelait désormais le ‘Gilbert Rozon de RDS’. La semaine suivante a été un calvaire, c’est le cas de le dire, alors qu’il savait très bien que bien des téléspectateurs, assis dans leurs fauteuils, regardaient l’Antichambre avec la conviction que c’était lui, S.L.

« Vous comprendrez que la conversation s’est un peu envenimée »

Langdeau poursuit en expliquant la manière dont l’appel s’est déroulé avec Daigneault. La demande de départ était de retirer les initiales et d’écrire le nom complet de Stéphane Leroux afin que les gens cessent de faire des fausses liaisons entre lui et le dossier controversé.

La réponse a été «Non, les gens n’ont qu’à descendre dans mon fil d’actualité».

Un fil d’actualité pollué de dizaines et des dizaines de partages, selon les dires de Langdeau. En fait, pour retrouver la photo de Leroux, il faut retourner en arrière de 20 pages.

C’est ensuite qu’il l’a menacé. Il mentionne toutefois que la Palais de Justice ne traitera pas la plainte à son nom, et qu’il peut maintenant mieux respirer.

« Deux lettres peuvent tout changer »

L’intégrité, un journaliste travaille fort là-dessus. C’est ce qui dicte ta carrière. Lorsque tu n’en a plus, c’est fini. Lorsque quelqu’un y va d’une telle atteinte envers ton travail que tu fais depuis 30 ans, il est normal de voir noir, selon lui. Il est humain, lui aussi, après tout.

Car l’intégrité, ce n’est pas seulement lui qui la perdait. C’est aussi sa femme et sa fille qui en vivaient les conséquences.

Stéphane prétend qu’il a lui-même décidé de ne pas animer l’Antichambre pendant une semaine, et que c’est également lui qui a décidé de donner sa démission, puisqu’il ne se voyait pas gagnant dans n’importe quel scénario.

Il avoue même ne pas avoir l’intention de poursuivre Daigneault, puisqu’il ne veut pas revivre une situation pareille pendant 3 ans.

« La crébilité et l’intégrité, ça vaut mieux que n’importe quelle paie »

Vous pouvez écouter le segment complet juste ici.

Courage, Stéphane.

 

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