S’il revient en 2022-23, Martin St-Louis veut amener Cole Caufield au prochain niveau

Ça fait maintenant un peu plus de deux mois que Martin St-Louis est à la barre du Canadien de Montréal (à titre intérimaire). Depuis son arrivée, il est parvenu à faire ressortir le meilleur de bien des joueurs, et malgré une séquence un peu plus difficile depuis quelques matchs, il n’en demeure pas moins que l’équipe joue du bien meilleur hockey qu’en début de saison.

Parlant de joueurs qui ont retrouvé leur touche depuis le changement d’entraîneur, il y a évidemment Cole Caufield, qui produit à un rythme d’un point par match depuis le changement d’entraîneur.

Caufield a justement été l’un des sujets de discussion alors que St-Louis était de passage au 32 Thoughts Podcast d’Elliotte Friedman et de Jeff Marek.

Friedman a profité de la présence de St-Louis pour lui demander ce qui, selon lui, expliquait le retour en force de Caufield. Voici ce qu’il avait à dire sur le sujet :

Je pense que ce que Cole a fait, c’est qu’il a appuyé sur le bouton reset. Ce que Cole fait présentement, c’est grâce à Cole. Est-ce qu’il a été placé dans des situations où il n’était pas utilisé auparavant? Je ne le sais pas, je ne ne regardais pas beaucoup le Canadien avant d’arriver ici, mais Cole est tellement dynamique et c’est le genre de joueur que tu veux avoir sur la glace pour une séquence offensive. – Martin St-Louis

St-Louis explique notamment que lorsqu’il connaissait des mauvaises saisons en tant que joueur, il avait très hâte aux séries étant donné qu’il s’agissait pour lui d’un moment où tout recommençait et que la production des dernières semaines (ou des derniers mois) était effacée.

Et quand on regarde la situation de Caufield, tout ça se tient. En très peu de temps, il a pu prendre une pause de plusieurs jours, retourner dans son Wisconsin natal, discuter avec Tony Granato et Jack Hughes et il y a eu un changement d’entraîneur à Montréal. Quand on combine tout ça ensemble, on comprend mieux comment il a pu repartir la machine.

Or, plus tard dans le podcast, St-Louis y a été d’une affirmation fort intéressante :

Mon objectif, si je suis de retour l’an prochain, c’est de trouver la façon d’amener Cole au prochain niveau. – Martin St-Louis

De un, je pense qu’on peut enlever le « si je suis de retour l’an prochain » à cette phrase. Encore durant le podcast, il a réitéré que son intention était de demeurer derrière le banc du CH l’an prochain, et je ne pense pas que Kent Hughes et Jeff Gorton voudront encore changer d’entraîneur.

De deux, St-Louis expliquait notamment durant le podcast qu’il n’a pas enseigné grand chose à Caufield depuis son arrivée (si ce n’est que quelques concepts et quelques patrons de jeu). Après tout, comme il le note, c’est assez difficile de lui enseigner comment marquer des buts étant donné que c’est pas mal de l’acquis dans son cas.

Comment amener Caufield au « prochain niveau », donc?

L’objectif est peut-être d’en faire un joueur un peu plus complet. Comme mon collègue Charles-Alexis Brisebois le soulignait récemment, le réveil offensif de Caufield s’est fait au détriment de son jeu défensif, et peut-être qu’on veut en faire un joueur un peu plus complet. Cependant, j’en doute.

Selon moi, amener Caufield « au prochain niveau » signifie surtout de travailler sur sa constance et son intelligence de jeu. Depuis l’arrivée de St-Louis, Caufield démontre qu’il en est capable, mais est-ce que ce sera aussi simple l’an prochain, alors que ça devra se faire sur 82 matchs et lors de matchs avec une signification réelle? Peut-être pas, non.

Malgré tout, j’ai confiance en St-Louis pour réussir ceci. Caufield a tous les atouts pour devenir l’un des meilleurs ailiers offensifs dans la LNH, et s’il est capable de poursuivre ses succès depuis l’arrivée du nouvel entraîneur, il pourrait le devenir plus tôt que tard.

Je vous invite réellement à écouter l’entretien complet de Martin St-Louis au 32 Thoughts Podcast (que je vous remets ICI). Il y va de plusieurs informations vraiment intéressantes et on en apprend plus sur sa réalité d’entraîneur-chef.

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