Comment se portera le désavantage numérique sans Subban?

Un argument fort en faveur de la transaction ayant amené Shea Weber à Montréal est son potentiel impact sur les unités spéciales. Il est clair qu’à cinq contre quatre, sa capacité à marquer des buts est inégalée, et elle explique à elle seule les succès du jeu de puissance des Prédateurs au fil des ans.

En désavantage numérique, on serait également porté à croire que le Canadien en sortira gagnant. Weber est perçu par les hommes de hockey comme l’archétype de l’arrière complet, et un as du jeu défensif. Ses punitions corporelles le long des rampes, son bâton actif, son agressivité et sa compréhension du jeu ont de quoi faire saliver.

Alors, que me répondriez-vous si j’affirmais que l’impact de Subban en désavantage numérique était énorme, même plus vital à son équipe que celui de Weber? Et que j’étais en mesure de vous le prouver, selon la logique que le passé est garant du futur?

C’est exactement le point qui est soulevé dans une chronique (intéressante) de Mathieu Roy. Au cours des trois dernières années, le Canadien a accordé 1,34 but de plus pour chaque heure jouée à quatre contre cinq sans Subban. Bien sûr, Carey Price est supérieur à Pekka Rinne, mais le Tricolore a également concédé 7,95 lancers de plus par tranche de 60 minutes sans le 76. Comme vous pouvez le remarquer dans le tableau ci-bas, l’impact de Weber, sans être négligeable, n’est simplement pas le même.

Je me permets aussi d’inclure ce graphique – pour la petite histoire, j’ai sursauté quand il est apparu à l’écran, alors que je visionnais un match de la saison dernière – parce que je trouve qu’il parle beaucoup. L’échantillon n’est pas complet, néanmoins: il prend en compte 9 des 14 matchs disputés après la blessure de Subban. Le chiffre qui ressort, c’est 65,5%, le rendement du désavantage numérique durant cette période (incomplète).

J’ai donc voulu compléter l’échantillon, en y ajoutant les cinq joutes manquantes… Le résultat? Durant la période de 14 matchs sans Subban, soit du 12 mars au 9 avril, le Canadien a été l’équipe la plus inefficace en désavantage numérique parmi les 30 de la Ligue, tuant seulement 67,5% des pénalités.

Mais cette séquence sans Subban en était aussi une sans Carey Price et on sait que le gardien est la variable la plus importante dans ce contexte. Par souci d’objectivité, analysons également l’échantillon de matchs sans Price, mais avec Subban, à partir du moment où le cerbère n’est plus revenu au jeu. Du 27 novembre au 10 mars, le Tricolore a revendiqué le 12e meilleur taux d’efficacité, avec un dossier de 82,8%. Mike Condon, Dustin Tokarski et Ben Scrivens ont gardé les buts durant cette période.

Heureusement, les unités spéciales sont fortement influencées par les systèmes de jeu. Il est à espérer que les bonnes structures soient en place pour maintenir une bonne efficacité dans ces situations. En avantage numérique, l’embauche de Kirk Muller se veut une excellente nouvelle.

En rafale
– Les Oilers ont renouvelé le contrat du défenseur David Musil. (Toutsurlehockey)

– Très bon papier sur le jeune directeur général des Coyotes, John Chayka, et son obsession du détail. (RDS.ca)

– Apprenez-en plus sur l’adversaire d’Adonis Stevenson. (La Presse)

– Ah bon?

– Les Bruins devront être plus disciplinés l’an prochain, et le Wild avait un certain talent pour provoquer des pénalités!

– Stan « The Man » Wawrinka affrontera Kei Nishikori en demi-finale de la Coupe Rogers. (La Presse)

– Les Alouettes se souviennent encore de Ben Cahoon. (Montreal Gazette)

– P.K. Subban se serait pointé au party de Phil Kessel. (TVA Sports) #CoupeStanley

– Quand Bill Belichik perd patience…

– Haha! Nicolas Deslauriers fait tout, dis donc! Il a muté de défenseur à attaquant et, aujourd’hui, NHL Network en fait un gardien!

– Si vous étiez à un bar d’Osheaga aujourd’hui, vous avez probablement croisé Marc Bergevin!

PLUS DE NOUVELLES