Salt Lake City a obtenu une équipe en seulement trois petits mois

Dans les dernières semaines, le déménagement des Coyotes vers Salt Lake City s’est fait à une vitesse presque vertigineuse. Presque du jour au lendemain, on a vu le bébé de Gary Bettman voir son avenir en Arizona être menacé… à une annonce de relocalisation.

Rappelons que dans les faits, «relocalisation» n’est pas le mot exact (ce sont les actifs hockey qui ont été vendus en Utah, mais les Coyotes peuvent revenir d’ici cinq ans et ils conservent leur image de marque), mais concrètement, le principe est sensiblement le même.

Et si les partisans ont trouvé que ça s’est fait rapidement, ils ne sont pas les seuls : Ryan Smith, qui est le propriétaire de cette nouvelle équipe, a lui aussi trouvé que ça s’est fait rapidement.

De passage au The Pat McAfee Show aujourd’hui (et comme on peut le lire dans cet article de TVA Sports), Smith a jasé un peu du processus, et comme il l’explique, tout s’est fait en… trois petits mois.

Et dans les faits, ce n’est qu’au début du mois de mars (environ le 6 mars, affirme Smith) que Gary Bettman lui a proposé l’idée de devenir le nouveau domicile des Coyotes.

Smith et son groupe avaient témoigné de leur intérêt publiquement au début du mois de janvier, et trois mois plus tard, ils ont obtenu une équipe de la LNH. Pendant ce temps-là, Québec témoigne de son intérêt publiquement depuis des années et des années… mais ça n’aboutit pas.

Le cas des Coyotes était particulier considérant qu’il aurait fallu réorganiser les conférences, ce qui aurait compliqué les choses… mais en même temps, est-ce réellement un si gros obstacle?

Rappelons que dans les derniers jours, Bettman avait affirmé que l’arrivée d’une équipe à Salt Lake City ne signifiait «pas du tout» la fin pour le marché de Québec… mais visiblement, le marché ne semble pas être au sommet de la liste des priorités de Bettman.

Le commissaire ne veut pas d’une équipe dont le gouvernement est le propriétaire, si bien qu’on peut se demander si la raison qui explique le fait que Québec n’a pas obtenu son équipe est le fait que personne n’est prêt à mettre 1 milliard de dollars (américains) sur la table pour amener une équipe dans la capitale de la province.

On verra donc ce qui se passera dans tout ça au courant des prochaines années, mais visiblement, quand Bettman a un marché en tête et qu’un riche propriétaire lève la main, tout peut débouler très rapidement.

À vous de juger si c’est positif ou négatif pour Québec.

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