Racheter le contrat de Paul Byron aiderait le Canadien l’an prochain

Paul Byron a d’abord été rayé de la formation. Puis, il a été soumis au ballottage.

Lorsqu’il n’a pas été réclamé par aucune des 30 autres formations (actives) de la LNH, il a été cédé à l’équipe réserve et plus d’un million $ de son salaire annuel a donc été retiré de la masse salariale de façon quotidienne (à un rythme d’1/116e à chaque jour).

Marc Bergevin a confié hier qu’il s’attendait à plus de Phillip Danault, de Tomas Tatar… et de Paul Byron (qui continue de toucher son plein salaire, rappelons-le).

De nombreux intervenants ont osé affirmer que Bergevin était heureux de pouvoir conserver les services de Byron suite à sa non-réclamation parce qu’il aime son caractère, son attitude et sa feuille de route…

Mais force est d’admettre que libérer 3,4 millions $ en cap hit pour la saison en cours et les deux suivantes aurait été un plus comptable pour le DG du CH, qui doit dealer avec un plafond salarial fixe.

(Crédit: YouTube.com)

Quelle est la suite pour Byron alors?

Guillaume Lefrançois a rappelé hier que Byron n’était plus aussi utile qu’avant… qu’il était loin d’être indispensable cette année.

« Byron ne compte que 3 mentions d’aide en 14 matchs, il a seulement 11 tirs au but et ne joue en moyenne que 12 minutes par match. Même en désavantage numérique, jadis son pain et son beurre, il n’est plus aussi menaçant que par le passé. » – Guillaume Lefrançois

Lefrançois s’est donc demandé si Byron pourrait être échangé ou voir son contrat être racheté. S’il n’offre pas rapidement des performances à la hauteur de son talent/contrat, Byron fera certes l’objet de certaines réflexions approfondies dans les bureaux (virtuels?) de la direction.

Avec deux années de contrat à 3,4 millions $ en moyenne (dont 4 millions $ la saison prochaine), Marc Bergevin aura de la difficulté à trouver preneur pour son petit attaquant vieillissant qui n’a pas été réclamé au ballottage, rappelons-le. Il devrait accepter de conserver une partie de son salaire et/ou d’accueillir un autre contrat un peu lourd en échange.

Et c’est là que Lefrançois a cru bon évaluer l’option du rachat de contrat de Byron.

Racheter le contrat de Byron l’été prochain ferait économiser plusieurs dollars à Bergevin la saison prochaine (alors que le rachat du contrat d’Alzner comptera toujours pour près de 2 millions $). La saison suivante, le rachat de Byron coûterait plus cher et celui d’Alzner, moins cher. Puis, lors des deux saisons subséquentes, Byron compterait pour un peu plus d’un million $ par saison.

(Crédit: CapFriendly.com)

Ça ferait quand même beaucoup d’argent versé à des joueurs « rachetés ».

Il faut également prendre en considération qu’à chaque saison, un joueur (touchant au moins le salaire minimum) devra être payé pour prendre la place de Byron. Est-ce donc vraiment avantageux, ce scénario de rachat de contrat? Pas sûr…

Le DG du Canadien pourrait davantage gagner en envoyant Byron à Laval puisque plus d’un million $ seraient crédités au Canadien chaque saison en agissant ainsi. Et Byron atteindrait l’autonomie complète en 2023.

(Crédit: LaPresse.ca)

Bien sûr, la meilleure option pour le Canadien demeure celle où Byron se réveille et redevient le joueur qu’il était avant de subir sa commotion cérébrale en 2019. Mais est-elle vraiment possible? Probable?

Il y a aussi une autre option que l’on ne contrôle toutefois pas chez le Canadien.

On ne souhaite pas de malheur à personne… mais à quelque part, placer le nom de Byron sur la liste des blessés à long terme règlerait bien des problèmes chez le Canadien. L’équipe pourrait dépasser le plafond salarial de plus ou moins 3,4 millions $ par saison jusqu’à la fin du contrat de Byron. Ça arrangerait bien des choses, ça.

Mais je me répète, on souhaite tous qu’un tel scénario ne se produise pas. Byron est un gentleman et un bon jack, comme dirait l’autre.

À Byron de se prendre en main et d’offrir un niveau de hockey supérieur à celui qu’il offre depuis un an. Il a le caractère pour le faire.

Sinon, il pourrait vite devenir l’agneau sacrifié (et je ne suis pas certain qu’il apprécierait l’option priorisée).

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