P.K. Subban : ce sont les médias francophones qui l’ont critiqué hier, affirme Tony Marinaro

Hier, P.K. Subban a pris sa retraite.

C’est une grande carrière qui a pris fin et évidemment, à Montréal, ça n’a pas fini de faire jaser puisque le principal intéressé a clairement eu un impact plus grand que nature en ville.

Quand un joueur polarisant se retire, il est normal que tout le monde donne son avis sur la question. Il y a eu de nombreux hommages à ses grands jeux sur la glace et sur son implication communautaire, c’est évident.

Mais il y a aussi eu du mauvais qui est sorti.

Parce que Subban n’était pas le coéquipier de l’année, il y a aussi cet aspect-là qui est sorti parmi les hommages. Et clairement, ça n’a pas fait le bonheur de Tony Marinaro, qui a accusé les médias francophones d’être injustes envers lui.

Il en a fait le sujet de sa chronique ce matin à la radio (francophone) chez BPM Sports avec Jean-Charles Lajoie.

Il n’a pas aimé voir les commentaires sur le coéquipier qu’il était, il n’a pas aimé les propos de Norman Flynn (qui a aimé son départ), il n’a pas aimé voir les gens questionner les motifs de son implication communautaire et il n’a pas aimé qu’on dise que personne n’en voulait en 2022.

Pour ceux qui ont écouté, il était en forme, l’ami Marinaro.

Il n’était pas parfait, il ne faisait pas l’unanimité, mais ça suffit. – Tony Marinaro

Le chroniqueur, qui a longtemps fait carrière à TSN et qui parle maintenant souvent en français dans les médias (sauf pour son podcast), affirme ne pas avoir entendu de propos contre Subban en anglais.

Selon lui, il a été louangé en français, mais pas autant que l’autre bord.

Qu’est-ce qu’il vous a fait, aux médias francophones? – Tony Marinaro

Attention : il ne critique pas les faits apportés en français. Ce qu’il déplore, c’est le timing. C’est le fait que le jour de la retraite d’un gars comme Subban, il faudrait se souvenir du bon (et il y en a eu en masse) et laisser de côté le mauvais pour un gars qui a autant donné au Canadien et à la ville de Montréal.

Subban allait souvent visiter les enfants malades et il parlait en français aux gens qui ne pouvaient pas le faire à l’hôpital.

À ses yeux, tout cela aurait mérité que le CH fasse comme les Bruins avec Chara, soit de l’honorer dignement. Il aurait voulu que la jalousie de ses anciens coéquipiers soit laissée de côté afin qu’on puisse se souvenir des bons moments.

JiC l’a challengé (notamment sur sa place dans le vestiaire du CH) et ça a donné un fichu bon moment de radio, qu’importe notre position personnelle dans le débat sur la manière dont Subban est traité à Montréal.

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