Non, le Canadien n’aurait pas dû s’intéresser à Nick Bjugstad

Vous avez sans doute vu la nouvelle passer en début de soirée, les Penguins de Pittsburgh ont envoyé Nick Bjugstad au Minnesota. En fait, c’est surtout pour se débarrasser de son salaire que Jim Rutherford a décidé d’envoyer le gros centre de 6 pieds 6 pouces sous d’autres cieux contre un vulgaire choix conditionnel en 2021. Pittsburgh devra tout de même retenir 50 % du salaire de l’ancien choix de première ronde des Panthers de la Floride à qui il reste un an de contrat. L’impact sur la masse salariale du Wild sera donc d’à peine 2,05 millions de dollars.

La question a eu le mérite d’être posée : est-ce que Marc Bergevin aurait dû s’intéresser à ce genre de pacte? La réponse mérite également d’être claire : non.

Même s’il a un gabarit qui ferait saliver n’importe quel entraîneur de hockey, Bjugstad a perdu l’étoffe qu’il avait en début de carrière. L’avenir était tellement prometteur dans son cas, on lui réservait le poste de deuxième centre pour des années en Floride. Lorsqu’il a marqué 24 buts à sa deuxième saison complète dans la LNH (2014-2015), on croyait vraiment qu’il allait former, avec Aleksander Barkov, l’un des meilleur duos de centre de toute la ligue.

Puis sa progression a stagné. Puis les blessures sont arrivées. Un changement d’équipe l’an dernier, puis un autre aujourd’hui.

Au fond, où aurait été sa place dans l’alignement du Canadien?

Il y a les rumeurs entourant le départ de Domi, je sais. Il y a celles qui parlent de Danault, ben oui. Si un des deux venait à quitter le Tricolore (ce qui est loin d’être impossible), il y aurait forcément une place libre au centre. Mais dans les faits, est-ce que Bjugstad réussirait à remplir le mandat offensif de Domi? Probablement pas! Le #13 du Canadien s’est fait lancer des tomates toute l’année, une saison durant laquelle il a amassé 44 points. Bjugstad n’a atteint ce plateau qu’à une seule reprise au courant de sa carrière. Il ne pourrait pas non plus jouer le rôle de Danault, qui en fait énormément défensivement en plus de récolter sa part de point à Montréal.

Et vous oubliez peut-être qu’il sera agent libre sans restriction à l’été 2021. Même s’il connaissait la meilleure saison de sa carrière à Montréal, Marc Bergevin devra garder ses sous pour prolonger les ententes des Gallagher, Tatar, Petry et cie.

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