Mike Matheson a raison : le CH est responsable de sa propre fatigue
Crédit: NHL.com

Comment expliquer l'élimination du Canadien face aux Hurricanes en finale de l'Est? Tout le monde semble avoir sa petite théorie là-dessus, aujourd'hui.

Que ce soit le manque de tirs, le fait que l'équipe soit jeune, le fait qu'elle soit tout simplement moins bonne que les Hurricanes ou le fait que Martin St-Louis n'a pas fait d'ajustements, ce sont toutes des explications qui se valent.

Mais aux yeux de bien des gens, la fatigue a été un facteur. Le CH venait de jouer deux séries de sept matchs très relevées… et il a frappé une équipe qui venait de compléter deux balayages. Et on a rapidement vu la différence.

Et il est intéressant de noter qu'hier, Mike Matheson a été questionné au sujet de cette fatigue-là. Et au lieu de blâmer le format des séries, il a plutôt blâmé… le CH.

À ses yeux, le club a eu ses chances de terminer les précédentes séries plus rapidement, mais il ne les a pas saisies. Il est donc responsable de sa propre fatigue.

Et le défenseur, clairement, n'a pas tort. On sait que le CH, face au Lightning et aux Sabres, a eu de belles opportunités de prendre une sérieuse avance dans la série ou d'éliminer son adversaire au match #6. Sauf qu'à chaque fois, il a systématiquement perdu ces duels-là.

Il a au moins remporté les matchs #7 qu'il a eu à jouer. Sauf que dans les faits, il aurait pu s'éviter d'avoir à jouer ces matchs-là en premier lieu.

On parle beaucoup des apprentissages que le jeune groupe doit faire, et celui-là en est un important : le club doit développer son instinct du tueur et mettre fin aux séries plus rapidement quand il a l'occasion de le faire. Ça lui aurait permis d'arriver plus reposé face aux Hurricanes et de ne pas ressembler à un club à bout de souffle.

On se répète beaucoup depuis hier, mais ça fait partie du processus d'apprentissage par lequel la grande majorité des équipes doit passer. Ne reste plus qu'à voir si le CH va en tirer des leçons, maintenant.

En rafale

– Une première finale pour Frederik Andersen.

– Yeah!

– La Suisse est inarrêtable aux Mondiaux.