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Mea culpa : Brendan Gallagher fait actuellement partie de la solution

Mea Culpa.

8 lettres assemblées pour former deux mots dont la signification est simple : reconnaître ses fautes.

Il y a deux semaines – le 18 octobre dernier, pour être plus précis -, j’ai publié un texte qui s’intitulait Je ne veux plus voir Brendan Gallagher sur l’avantage numérique.

Gallagher, après avoir connu deux saisons et un camp d’entraînement couci-couça (pour être gentil), était incapable de produire quoi que ce soit sur la patinoire. Il tombait, ne tirait pas au filet, ne créait aucun jeu et avait l’air en retard de deux secondes sur les autres.

Le Canadien avait trois matchs de disputés et Gallagher n’avait toujours pas récolté un seul point. Il était d’ailleurs le seul attaquant de l’équipe à encore afficher un zéro dans la colonne des points.

Le fait de constamment le voir sur la première ou la deuxième unité d’avantage numérique n’avait aucun sens à mes yeux… et je m’étais permis une petite envolée.

Mais depuis, Gallagher s’est trouvé. Il a inscrit trois buts et récolté deux mentions d’aide en sept rencontres. Et il a su – contre toute attente – prendre sa place sur le power play !

Hier soir, il a été l’un des seuls joueurs du CH à obtenir la note de passage dans mon bulletin (pas très scientifique, mais bon), inscrivant un but (en avantage numérique) et récoltant une passe sur l’autre filet des siens.

Je n’ai jamais eu peur d’avouer que je m’étais trompé depuis que je suis au monde j’ai 20 ans : sur Gallagher, je m’étais trompé.

On n’attendait plus rien de la ligne des vieux : Monahan, Pearson et Gallagher… et pourtant, depuis quelques matchs, elle est constamment la meilleure ou la deuxième meilleure de l’équipe.

Gallagher produit à un rythme d’environ 0,4 point par match depuis la fin des séries dans la bulle. Cette saison, il est à 0,5 point par rencontre. Il n’y a donc pas de régression cette année, pour l’instant du moins, et on note même une amélioration. Même s’il ne joue que 10 à 15 minutes par rencontre sur le bottom six !

À 31 ans et avec son petit gabarit (et ses nombreuses blessures), c’est un quasi miracle. Reste à voir si ça va tenir toute la saison…

Pour l’instant, Brendan Gallagher fait partie de la solution, et non du problème. D’autant plus qu’il apporte un leadership, une éthique de travail et une façon de se comporter qui va montrer le bon chemin aux jeunes joueurs de l’équipe. Pour reprendre les mots du coach, Gallagher est en train de planter des arbres dont l’ombre ne le protégera jamais du soleil, mais il les plante comme un chef.

Non, Gally n’en donne pas pour 6,5 millions $ par saison à l’équipe, mais s’il continue de jouer ainsi, racheter les trois dernières années de son contrat l’été prochain ne sera pas une option, même si son salaire réel sera de 9 millions $ en 2023-24 ! Tant mieux !

Prolongation

Juraj Slafkovsky et Josh Anderson n’ont chacun récolté qu’une seule petite mention d’aide en 10 rencontres depuis le début de la saison. Ils affichent également des différentiels négatifs.

Doivent-ils être séparés ou laissés ensemble pour ne pas « contaminer » le reste de l’alignement ?

Doivent-ils regarder un match du haut de la passerelle ?

Slafkovsky doit-il être envoyé à Laval ?

Quelles sont vos solutions pour relancer les deux attaquants du CH ?

Si vous m’aviez dit que le 3 novembre, je lancerais des fleurs à Gallagher en regardant la colonne de buts vierge de Slaf et Anderson, je ne vous aurais pas cru.

J’espère revenir dans deux ou trois semaines et vous dire que je me suis trompé aussi sur leur cas. Dans le fond, je lance une bouteille à la mer ou une idée dans l’univers avec cette courte prolongation.

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