Séries 2016 : J’espère que Marc et Michel prennent des notes actuellement | Des changements doivent être apportés

Le monde est ainsi fait : On regarde qui connaît du succès et on tente de s’en inspirer pour en connaître à notre tour.

On regarde ce que ces gens et ces entreprises ont fait de bien et on tente d’appliquer leur modèle à notre modèle d’affaires ou à notre vie personnelle/professionnelle.

À la mi-mai, on est donc en train d’observer les Blues, les Sharks, le Lightning et les Penguins pour tenter de savoir ce que le CH devrait faire pour à son tour connaître du succès.

C’est fou comme ça! Les Blues ont remporté leur 2 premières séries en 7 matchs et ils sont aujourd’hui un modèle duquel il faut s’inspirer. S’ils avaient perdu leur match d’hier ou leur dernier face aux Hawks, on les traiterait encore de chokeux et on congédierait Ken Hitchcock sur toutes les tribunes publiques. Comme quoi ça change vite, dans le monde du hockey…

Et si les Sharks l’avaient échappé, hier, on aurait ressorti la vieille (et mauvaise) cassette concernant Joe Thornton et son choking légendaire…

Mais bon… Jouons le jeu et tentons de savoir pourquoi les Sharks, les Blues, le Lightning et les Penguins connaissent du succès présentement. Et tentons d’appliquer ça à notre beau Canadien…

Les coachs : Hitchcock, DeBoer, Cooper et Sullivan… Pas vraiment de tangente ici. Certains sont vieux et d’autres, jeunes. Certains sont en poste depuis quelques années et d’autres sont plus (et vraiment, dans le cas de Sullivan) nouveaux. Next.

Les gardiens : Elliott, Jones, Bishop et Murray. Encore une fois, pas de variable qui se répète (si ce n’est que le talent et la jeunesse relative). Next.

La défensive : Chaque équipe possède un pilier d’élite comme défenseur #1. Bref, on a là une première relation directe : Avoir un défenseur #1 de grande qualité augmente tes chances de te rendre loin, au printemps.

On est correct avec P.K. Subban, à Montréal (alors il faut y penser deux 43 fois avant de l’échanger).

L’attaque : Chaque équipe est dotée de plusieurs éléments dangereux, à l’attaque. Tarasensko, Fabbri, Backes, Schwartz et Brouwer à St-Louis… Couture, Pavelski, Thornton et Marleau à San Jose… Johnson, Kucherov, Drouin et Killorn (il a des séries d’enfer) à Tampa Bay… Et Kessel, Corsby, Malkin, Bonino et Hornqvist à Pittsburgh. Certains osent même parler de Kessel comme d’un candidat au trophée Conn-Smythe, tsé…

Pour te rendre loin en séries, ça te prend du talent brut à l’attaque. Pas seulement des grinders… #OKMichel?

L’expérience et le leadership : Les 4 capitaines qui forment le carré d’as : Backes, Thornton Pavelski, Stamkos et Crosby. Ce n’est pas Crosby qui s’est levé pour éliminer Ovechkin et sa bande et Stamkos n’est même pas en uniforme. Le « C » n’est donc pas si important que ça… En autant que tu aies de bons leaders dans le vestiaire et sur la patinoire, lettre ou pas sur leur chandail. A-t-on d’assez bons leaders à Montréal?

Le noyau : Les équipes qui sont encore en vie ont clairement établi il y a quelques années quel allait être leur noyau et ils ont ensuite fait des efforts pour bien l’entourer. On a construit alentour de Tarasenko, Backes, Schwartz, Steen, Pietrangelo et Bouwmeester, à St-Louis, et on a amené Brouwer et Stastny pour bien les entourer. À San Jose, Pavelski, Burns, Couture, Thornton, Marleau et Vlasic sont là depuis belle lurette. On a greffé un gars de séries (Ward) et un excellent gardien (Jones). Le jeune noyau du Lightning est en train de prendre sa place (et va peut-être même chasser Stamkos out of town). On a identifié les pièces maîtresses, à Tampa, et on leur a donné des chances de se faire valoir. On a même été patient avec Jonathan Drouin parce qu’on croyait en son potentiel (et qu’on ne voulait pas s’en débarrasser pour rien). Et à Pittsburgh? On n’a jamais démantelé le trio Crosby, Malkin et Letang, même si de nombreux experts jugeaient qu’il fallait le faire pour améliorer la profondeur de l’équipe. On a plutôt amener Kessel, Bonino, Hornqvist et Hagelin (profondeur de qualité, tiens, tiens…) pour les entourer. Xe preuve que de bonnes transactions, ça peut encore se faire, tsé…

La santé : Les Penguins ont joué sans Fleury, Bennett, Porter et Wilson alors que le Lightning a dû se débrouiller sans Stralman et Stamkos. Les Blues et les Sharks ont été plus chanceux à ce niveau, eux. Bref, la santé n’est pas le 1er critère de succès (ou non), en séries. Une équipe bien bâtie et bien balancée saura survivre à la blessure de certains de ses joueurs. #Price

Alors, que doit retenir Marc Bergevin quant à l’identité des 4 équipes encore en vie, dans le circuit Bettman?

Que les blessures n’expliquent pas l’élimination ou la présence dans le carré d’as d’une équipe.

Que l’équilibre et le talent sont TRÈS importants.

Que ton gardien doit être efficace… Mais que les jeunes gardiens semblent avoir la cote. Il faudra donc bien y penser avant de signer Carey Price jusqu’à la fin de sa trentaine…

Que tu as plus de chances de remporter la Coupe Stanley avec P.K. Subban que sans lui.

Qu’une attaque de grinders, ça ne fonctionne pas! Ça prend plus de talent brut qu’actuellement (avec l’équipe) pour jouer encore au hockey, en mai. Et ça prend aussi un système autre que le bon vieux dump and chase.

Que ton groupe de leaders (pas seulement ton capitaine) doit être meilleur. Tes leaders doivent être capables de se lever quand c’est le temps et de traverser les tempêtes. Bref, ils doivent se comporter à l’opposée de ce qu’ils ont été, en 2015-16.

Que ton noyau doit être clairement (et adéquatement) identifié et que tu dois ensuite lui apporter de l’aide et du renfort (profondeur de qualité). Quel est le noyau, à Montréal? Est-il adéquat? Et surtout… Comment lui apporter l’aide dont il a besoin pour amener l’équipe à un autre niveau?

Pierre LeBrun a tweeté quelque chose d’intéressant, ce matin. Il faut constamment se demander, en tant que GM, s’il est venu le temps de briser ou non ton noyau. C’est le tough call que doivent faire les Marc Bergevin de ce monde, à chaque été.

Est-il venu le temps de briser le noyau, à Montréal? Marc Bergevin répète publiquement que non… Mais on s’entend que cette déclaration ne fait pas l’unanimité! Doit-on retirer un élément du noyau pour ensuite se mettre à entourer un meilleur noyau?

Les séries 2016 nous démontrent une chose, à Montréal : Toutes les belles excuses que nous a servies notre DG lors de ses trop rares points de presse ont bien peu de poids, ce matin.

En rafale
– Brandon Prust est passé sous le bistouri, ce matin. #Cheville

On se souviendra qu’il s’était blessé face au Canadien et qu’il a dû déclarer forfait pour la fin de la saison, en raison de sa « non-guérison ».

– Si je me fie à Google Traduction, Magnus Nygren a eu une gastro ou un empoisonnement alimentaire, en Russie. Il va bien et devait jouer sous peu. [AftonBladet]

– Si j’étais un fan des Sens, je serais encouragé quant au futur de Mike Hoffman à Ottawa, moi…

– Disons que cet ancien des Penguins aura certes une pire journée que toi et moi, aujourd’hui…

On parle de tentative de revendre des produits illégaux…

– Elliotte Friedman avait voté pour Joe Thornton, pour le trophée Hart.

Dire que les Sharks voulaient s’en débarrasser…

– Logan Couture a été sensationnel en 2e ronde.

– 5 officiels québécois participeront à la 3e ronde.

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