Marc Bergevin bâtit-il son Canadien de la bonne façon?

La LNH a toujours été une ligue où les directeurs ne se gênent pas pour copier la recette des autres directeurs lorsque celle-ci fonctionne. Ou du moins, s’en inspirer fortement…

C’est encore plus vrai depuis quelques années.

Une équipe robuste remporte la Coupe Stanley… Les joueurs autonomes reconnus pour être robustes font sauter la banque en juillet.

Une équipe rapide remporte son dernier match des séries… Vite, on est à la recherche des patineurs les plus rapides ailleurs dans le circuit.

Une équipe connaît du succès malgré quelques petites joueurs… Go, les petits joueurs de talent ont la cote.

Combien d’équipes ont imité Marc Bergevin en utilisant le terme « reset » plutôt que « reconstruction » au cours des derniers mois?

Eh bien, cette année, j’ai l’impression que le thème à la mode, ce sera de tenter de faire les séries, sans trop dépenser d’argent sur un seul joueur, et d’espérer que ça va bien aller une fois en séries. Un thème auquel nous sommes habitués déjà à Montréal…

Les Bruins avaient la 13e plus grosse masse salariale en 2018-19, alors que les Blues, la 16e. Les formations qui dépensaient le plus de sous ne sont pas forcément celles qui se rendent le plus loin au printemps.

Mais surtout, aucune de ces deux équipes-là n’a entamé la saison en ayant pour objectif précis de remporter la Coupe Stanley. On visait davantage les séries qu’autre chose…

Au deadline, les deux équipes ont été relativement tranquilles. Les Blues ont complété une petite transaction (Michael del Zotto vs un choix de 6e ronde) alors que les Bruins, eux, ne sont allé chercher qu’un seul joueur de location : Marcus Johansson. L’échange Coyle vs Donato était une transaction hockey

Mais LA statistique la plus intéressante, la voilà :

Les Bruins et les Blues n’ont pas un seul joueur sous contrat qui possède un cap hit de plus de 7,5 millions $.

Dit autrement… Les 38 joueurs ayant le plus gros cap hit de la LNH ne participeront pas à la série finale cette année.

Ou encore… Cette saison, avoir un joueur qui comptait pour 9,5 % ou plus du plafond salarial n’aura pas su apporter du succès (ultime) à son équipe.

Il y a fort à parier que ça fera réfléchir plusieurs DG à l’approche du 1er juillet.

Reste qu’il y en aura toujours un ou deux prêts à vider sa sacoche afin d’amener un gros nom dans son vestiaire…

On prédit un gros été chez les experts alentour de la LNH et peut-être même des offres hostiles. Mais est-ce que ça va vraiment rapporter quoique ce soit aux formations qui se laisseront tenter?

Pas sûr…

Les solutions se trouveront davantage sur le marché des transactions selon moi… De même que via le repêchage et le (bon) développement. Un autre thème dont on entend souvent parler à Montréal…

Ah oui… Je sais que vous l’attendiez celle-là… Mais Carey Price a un cap hit de 10,5 millions $, lui. Est-ce trop?

Outre Price, Shea Weber possède aussi un cap hit de plus de 7,5 millions $.

Nous aurons la réponse au cours des prochaines années.

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