Les Penguins ont attendu trop longtemps avant de tourner la page
Crédit: Bruce Bennett / Getty Images

À Pittsburgh, ça sent de plus en plus la fin d'une époque.

Honnêtement, le plus fou dans tout ça, ce n'est même pas que le noyau des Penguins soit finalement sur le point d'éclater.

C'est surtout que ça arrive probablement un ou deux ans trop tard.

Dans un texte publié par Mathias Brunet dans La Presse, on explique justement que l'organisation semble enfin prête à accepter qu'un gros changement s'en vient à Pittsburgh.

Il était temps.

Même Evgeni Malkin semble maintenant approcher de la fin à Pittsburgh. Dans son texte Mathias Brunet explique que le vétéran pourrait avoir disputé sa dernière saison avec les Penguins, ce qui ajoute encore plus au sentiment de fin de cycle autour de l'organisation.

Il faut se rappeler que le contrat de Malkin termine en juillet.

Pendant longtemps, les Penguins ont refusé d'accepter la réalité. Tant que Sidney Crosby était encore capable de dominer certains matchs, l'organisation continuait de croire qu'une autre participation surprise en séries pouvait tout changer.

Mais la LNH actuelle est trop rapide et trop profonde pour vivre uniquement sur la nostalgie.

À force de vouloir respecter leur dynastie, les Penguins ont tranquillement hypothéqué leur avenir.

Parce qu'aujourd'hui, le portrait commence à être assez inquiétant.

Le club n'a pratiquement plus d'espoirs capables de changer la direction de la concession rapidement. Plusieurs vétérans vieillissent. Les contrats sont lourds. Surtout, la valeur de certains joueurs n'est plus du tout la même qu'elle était il y a quelques années.

C'est ça, le danger quand une équipe attend trop longtemps avant de tourner la page.

Les Capitals, avec qui on pourrait faire un comparatif, ont déjà commencé à engager la relève.

À un certain moment, la chute finit toujours par arriver… et elle fait souvent très mal.

Le problème à Pittsburgh, c'est que l'organisation a longtemps tenté de gagner avec les joueurs sans préparer le futur.

Généralement, quand une équipe arrive à ce stade, comme les Penguins, il y a déjà une relève qui arrive quelque temps après. Mais ce club n'a rien à se mettre sous la dent.

Aujourd'hui, Kyle Dubas se retrouve un peu prisonnier de cette situation-là.

Parce qu'il doit gérer quelque chose de très délicat : respecter la légende qu'est Crosby, tout en comprenant que la fenêtre est probablement fermée depuis un bon moment déjà.

en rafale

– Intéressant.

– Sidney Crosby n'est pas le capitaine.

– Wow.