Le contrat de Carey Price ne sera JAMAIS racheté

Je ne sais pourquoi, mais les rumeurs voulant que le Canadien puisse racheter des contrats durant l’été refusent de mourir même si elles ne tiennent pas le route.

Racheter un contrat sert à libérer des dollars comptables à court terme en les étalant (à 67 % de leur valeur) sur le double du terme restant audit contrat. Bref, un DG qui rachète un contrat le fait car il souhaite gagner de la flexibilité à court terme, même si ça le menotte un peu plus à long terme.

Relisez cette dernière phrase et vous comprendrez que c’est exactement l’inverse de ce que le Canadien a fait hier en allant chercher Evgenii Dadonov pour une saison en retour de Shea Weber (contrat de quatre ans à constamment placer sur la LTIR).

Non, le Canadien ne va pas racheter le contrat de Jonathan Drouin ou Paul Byron cet été. Les deux gars seront soient utilisés, puis échangés au deadline s’ils connaissent une bonne saison – quitte à retenir 50 % de leur salaire/cap hit respectif – soit placés sur la LTIR jusqu’à la fin de leur contrat, s’ils sont blessés. Rappel : Byron et Drouin seront admissible à l’autonomie complète dans un an.

À quoi ça servirait de sauver quelques sous comptables en 2021-22 alors que la saison est à l’eau, mais d’hypothéquer la masse salariale de l’équipe en 2022-23, alors que le Canadien se mettra PEUT-ÊTRE à viser les séries? Surtout qu’en le faisant, Kent Hughes renoncerait assurément à de possibles choix/espoirs à la prochaine date limite des transactions.

Mais la spéculation la plus stupide qui soit, c’est celle voulant que le Canadien pourrait songer à racheter le contrat de Carey Price.

Mark my words : ça n’arrivera JAMAIS, ça!

Pourquoi? Parce que Price jouera ou sera placé sur la LTIR. Il n’y a pas de troisième option pour lui. Non, il ne prendra pas officiellement sa retraite car ça l’obligerait à renoncer à 31,25 millions $. Aucun être humain sain d’esprit n’oserait faire ça…

Second, racheter le contrat de Price ne procurerait avantage comptable significatif au CH. Au lieu de compter pour 10,5 millions $ par saison durant quatre ans sur la masse salariale de l’équipe, Price compterait pour à peu près la même chose durant quatre ans, puis pour environ un demi-million $ par année entre 2026 et 2030. Et il ne pourrait jamais être placé sur la LTIR et ainsi offrir un crédit à l’équipe.

(Crédit: CapFriendly.com)

Pourquoi est-ce aussi peu avantageux de racheter le contrat de Carey Price? Parce qu’il est structuré de façon à lui donner de gros montants au début du mois de juillet de chaque année (bonis à la signature) et très peu en salaire de base. Quand tu rachètes un contrat, tu ne peux sauver que sur le salaire initial de base, et non sur les bonis à la signature.

Bref, non, Kent Hughes ne va pas racheter le contrat de Byron, Drouin ou même Price. Il cherchera plutôt à échanger Armia, Hoffman, Petry et compagnie. Et espérons qu’il y parviendra parce que c’est le futur de l’équipe qui est en jeu actuellement. Pas le court terme!

En rafale

– Touchant montage de la part du Canadien.

– Les Olympiques rendront hommage à Alain Vigneault.

– J’aime la franchise et je déteste les langues de bois.

– Coupe Memorial : les équipes de la LHJMQ négligées.

– KHL : une ligue scindée en deux calibres?

– Reid Boucher poursuivra son aventure russe malgré la guerre et les pressions politiques.

– Le quart partant des Alouettes est-il en danger?

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