Le CH a considéré embaucher un entraîneur-chef anglophone en 2017

En 2017, le Canadien a congédié Michel Therrien et Claude Julien, fraîchement congédié par les Bruins, a pris le chemin de Montréal. Cette histoire, on la connait bien.

Mais le jeu de coulisses derrière cette embauche est intéressant.

Si les deux annonces ont été faites conjointement, c’est que Marc Bergevin a d’abord travaillé pour trouver un successeur avant de congédier Michel Therrien. Il a fait ses recherches et a arrêté son choix sur Claude Julien, qui aura été en poste pendant quatre ans et des poussières.

Pierre LeBrun a sorti quelques infos très intéressantes sur cette période de l’histoire du Canadien dans un texte publié sur The Athletic.

D’abord, il faut noter que Claude Julien était courtisé par les Golden Knights de Vegas à l’époque. La formation ne jouait pas encore (elle a fait ses débuts à l’automne suivant) et elle n’a finalement pas fait d’offre au pilote puisqu’en février 2017, il était tôt pour engager un pilote.

Julien est finalement débarqué à Montréal et c’est Gerard Gallant qui a hérité du poste à Vegas. Il a été congédié il y a plus d’un an, et ce, malgré la présence en finale de la Coupe des Knights en 2018 contre les Capitals.

Si jamais Claude Julien avait voulu attendre un peu avant de signer un contrat dans la LNH, plusieurs sources de Pierre LeBrun rapportent que Gerard Gallant était l’entraîneur qui était dans le viseur de Marc Bergevin.

Quand je dis dans le viseur, je ne veux pas dire qu’il avait une offre sur la table. Ce que je veux dire, c’est que Bergevin était intéressé par sa candidature.

On dit souvent qu’il y a quelques exceptions à la règle du « ça prend un franco à la tête du CH ». Gerard Gallant, qui a travaillé pour le CH, en est une. Mike Babcock était une exception en 2015. Kirk Muller, qui vient de quitter, en est une autre en temps normal.

Randy Conneyworth? Non.

Rappelons que Kirk Muller, un anglophone aimé de tous les amateurs à Montréal, a été l’entraîneur par intérim du Canadien dans la bulle de Toronto. Mais ça ne compte pas puisque les circonstances étaient exceptionnelles.

Tout ça pour dire que cela relance le débat : est-ce que Gallant pourrait passer comme entraîneur-chef du Canadien? Est-ce que la polémique serait trop grande?

Je ne sais pas à quel point Marc Bergevin a considéré sérieusement l’ancien des Panthers à l’époque. Ceci dit, il y a pensé.

Est-ce que la situation a changé au point de pouvoir voir un entraîneur anglophone en 2021 dans la ville de Montréal? Je ne crois pas, non. Ce ne serait pas logique en temps de pandémie, où la moindre controverse est à éviter.

Diviser sa base de partisans de la sorte sur une question du genre (ou sur le nom du club comme le CF Montréal) est idéalement à éviter dans des moments difficiles comme celui de la pandémie.

En 2021, le Canadien a besoin de voir les journalistes débattre de l’identité des gars sur le quatrième trio… et non pas de la langue de l’entraîneur.

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