Le Canadien n'a plus aucun gros nom à resigner avant 2030
Crédit: Canadiens de Montréal

Le Canadien, un peu plus tôt aujourd'hui, a fait signer une prolongation de contrat de trois ans à Jakub Dobes. Ça fait en sorte que le gardien est maintenant sous contrat jusqu'en 2030.

Et rappelons qu'hier, le club s'est aussi entendu avec Ivan Demidov sur les modalités d'un contrat de huit ans. Ça aussi, c'est un gros dossier qui est réglé.

Si on tient compte de ces deux contrats-là, on constate que le Tricolore, mine de rien, a sécurisé une bonne partie de son noyau. En plus de ces deux gars-là, on retrouve aussi Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovský, Noah Dobson, Lane Hutson, Mike Matheson et Kaiden Guhle parmi les gars qui sont sous contrat jusqu'en 2030.

Et quand on regarde ça, on constate une chose : le fait que tous ces gars-là soient signés jusqu'en 2030 fait en sorte que d'ici là, Kent Hughes n'aura aucun gros nom de son noyau actuel à resigner.

Jacob Fowler et David Reinbacher (qui deviendront joueurs autonomes avec restriction) auront besoin d'un nouveau contrat en 2028, mais ils ne sont pas encore des gros morceaux du noyau actuel de l'équipe. Et Oliver Kapanen, en tout respect, ne mérite pas encore d'entrer dans cette catégorie-là non plus.

Cet été, le club doit s'entendre avec Zachary Bolduc, Kirby Dach et Arber Xhekaj, qui sont joueurs autonomes avec restriction. L'été prochain, Josh Anderson, Phillip Danault et Alexandre Carrier (et Samuel Montembeault, s'il ne quitte pas d'ici là) deviendront joueurs autonomes sans compensation, tandis qu'Alex Newhook, Oliver Kapanen et Jayden Struble seront RFA.

À l'été 2028, seul Alexandre Texier deviendra joueur autonome (sans compensation)… et un an plus tard, seul Jake Evans sera dans cette situation-là. Mais comme tous les gars nommés avant eux, on ne parle pas du noyau dur de l'équipe.

(Crédit: Capture d'écran/CapWages)

Il y a matière à penser qu'à partir de 2030, les gros noms du CH ne risquent pas de signer un autre contrat aussi profitable pour l'équipe. Les gars auront alors droit à l'autonomie complète (plutôt qu'avec restriction), et après avoir laissé de l'argent sur la table pendant des années, ils voudront probablement avoir leur vrai gros contrat.

Peut-être qu'ils en laisseront un peu sur la table si la culture de l'équipe est encore aussi forte à ce moment-là, mais ils auront bien plus de levier à ce moment-là. Et on peut penser que la manière dont Suzuki va gérer ses négociations va mettre la table pour tous ceux qui vont suivre.

On sait aussi qu'un autre facteur qui fait en sorte que les gars sont prêts à laisser de l'argent sur la table est le fait qu'ils peuvent aisément aller en chercher ailleurs sous la forme de commandites. Ivan Demidov, par exemple, s'est associé à une panoplie de marques… et un peu plus tôt aujourd'hui, on a appris que Lane Hutson (qui a lui aussi plusieurs partenariats) est désormais ambassadeur pour Sports Rousseau, Hockey Experts et L'Entrepôt du Hockey.

Est-ce que ça pourrait aussi être un facteur qui incitera les joueurs à en laisser un peu sur la table dans quelques années? Possible. Mais ce qui est clair, c'est qu'il y a une fenêtre naturelle qui est ouverte jusqu'en 2030 avec un noyau de neuf joueurs signé jusqu'à ce moment-là : à Kent Hughes de capitaliser là-dessus, maintenant.

En rafale

– Quand même. Et d'autres gardiens pourraient éventuellement le dépasser, aussi.

– Effectivement.

– Intéressant.