L’absence de Sean Monahan a été prolongée parce que sa blessure a été mal gérée

Carey Price. Brendan Gallagher. Sean Monahan. Jonathan Drouin. Paul Byron. Joel Armia. Jake Allen. Jake Evans. Juraj Slafkovsky. Kaiden Guhle.

Ces 10 joueurs-là ne sont pas tous sur la liste des blessés (Allen et Drouin sont sur l’alignement de 23 joueurs en ce moment), mais ils ont tous quelque chose en commun : ils ne sont pas en mesure de jouer.

(Crédit: Cap Friendly)

C’est une grosse liste. On parle surtout de (plus de) 42 M$ sur la liste des blessés.

Est-ce que le Canadien est responsable de 100 % des blessures? Non, évidemment. Après tout, il y a plusieurs gars pour lesquels le personnel du CH n’y peut absolument rien.

Mais il y a certaines blessures qui auraient pu être évitées. Un exemple? Sean Monahan.

Selon ce que rapporte Renaud Lavoie, l’ancien des Flames avait une blessure au pied qui aurait dû le garder sur les lignes de côté pendant deux semaines seulement, mais une certaine négligence a changé la donne.

Il avait un pied cassé. Mais ce n’est pas pour ça qu’il est absent présentement.

C’est parce qu’il a joué avec cette blessure, donc la hanche et l’aine ont compensé. – Renaud Lavoie

L’informateur a ajouté qu’une absence de deux semaines s’est transformée en six semaines. Et même si on nous dit qu’il est proche d’un retour, on ne peut mesurer les progrès de celui qui a été transféré sur la liste des blessés à long terme.

Et ça donne le résultat que l’on connait.

Renaud Lavoie n’a pas peur d’affirmer que le CH est à la croisée des chemins au niveau médical et que la direction doit faire quelque chose pour arrêter l’hécatombe des blessés.

Il est vrai qu’en l’entendant dire que le CH a eu 20 blessés l’an passé et qu’il est rendu à 14 cette année, ce n’est pas élogieux. Surtout que pour plusieurs d’entre eux, on parle d’une grosse blessure.

La gestion des blessures a toujours été critiquée publiquement en raison du fait que le club a souvent refusé de dévoiler la nature des bobos des gars pendant la saison.

Ça vient de l’époque Marc Bergevin, comme l’a dit hier Marc-André Perreault à Tony Marinaro.

Mais visiblement, c’est plus que ça. Les critiques ne sont pas que de la façon dont l’information est gérée, mais on semble comprendre que les gars se blessent peut-être plus qu’ailleurs.

Est-ce que le groupe médical est adéquat? Je ne suis pas en position de juger ça, mais à la lumière des blessures, je me le demande.

Reprenons le cas de Monahan. Après tout, aujourd’hui, on sait que le corps compense quand il est blessé. On sait que sa hanche et son aine peuvent compenser quand le pied est blessé.

Pourquoi ne pas avoir arrêté Monahan avant alors qu’on savait pertinemment qu’il était blessé? On a beau dire qu’il est un warrior qui joue malgré la douleur, mais au final, ça a fait mal au CH… et ça affecte la valeur marchande du joueur, si on prend le point de vue du Canadien.

Le problème? Une telle situation peut arriver une fois de temps en temps, mais elle ne peut pas être récurente.

On voit de quoi la liste des blessés a l’air cette année et on se souviendra que l’an passé, les gars qui se blessaient le faisaient pour longtemps. Le cas de Carey Price a toujours été spécial, à la base.

On peut y ajouter Shea Weber, qui n’a pas joué de l’année et dont la carrière est terminée. Lui aussi, c’est une histoire de pied qui a mal guéri pour finalement monter dans la hanche.

On peut parler de Paul Byron, qui n’a joué que 27 matchs. On peut parler du dos de Joel Edmundson, qui a joué des tours au principal intéressé alors que les solutions ne fonctionnaient pas pour le ramener sur la glace. On peut parler du poignet de Jonathan Drouin.

On peut parler des absences de plusieurs semaines à des gars comme David Savard ou Mathieu Perreault, par exemple. Oui, il est plus simple de rater de longues semaines quand le club ne va nulle part, mais depuis deux ans, c’est légion, ces absences-là.

J’imagine que la situation est analysée par la direction puisqu’il faut trouver un moyen de limiter les blessures dans la LNH. Il y en a qui sont évitables…

En rafale

– À lire.

– Bob Hartley aime le travail de Kent Hughes. [BPM Sports]

– Bonne nouvelle.

– Évidemment.

– Bonne question.

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