Il ne faut pas prier pour Drouin ou Alzner… mais pour Price

Ça s’en vient. L’ouverture des camps d’entraînement à travers la ligne nationale sera lancée dans environ deux semaines. Après le tournoi de golf annuel de la Sainte-Flanelle, les choses sérieuses se mettront en branle. En date d’aujourd’hui, on ne sait toujours pas si Max Pacioretty sera parmi l’édition 2018-19 des Canadiens de Montréal. Le vétéran Pat Hickey, de Montreal Gazette, a publié un papier concernant justement la pression qu’aura le Canadien lors de la prochaine campagne, surtout pour le numéro 31, Carey Price, qui a connu une saison pitoyable. Ici, ne dites pas que c’est le mauvais qualificatif puisqu’il reflète une réalité : Price n’a aucunement aidé son équipe l’an dernier.

Blessure ou non, son mental n’était tout simplement pas à point. Puis, comme Hickey le souligne, Marc Bergevin, pendant les entretiens avec les médias au tournoi de golf, citera fort probablement ceci : « Nous avons une meilleure défensive que l’an dernier Notre objectif est de participer aux séries éliminatoires! »

Vous savez, le pire, c’est que ce n’est pas impossible du tout. Revenez quelques secondes dans le passé, pas trop loin. Avec un Carey Price au sommet de son art, cette petite équipe « ordinaire » est parvenue à se tailler un poste en séries. Encore plus. Le Canadien a même terminé au sommet de sa division à trois reprises, depuis le dernier lock-out. Que le Canadien soit ordinaire en avant et/ou en défensive, on s’en fout puisque le cerbère fait une différence à lui seul lorsqu’il est au sommet de sa santé physique et mentale. Il peut tracer le chemin de l’équipe, et c’est pour cette raison qu’il a décroché un contrat monstrueux de 84 millions de dollars (8 ans).

Lorsque le Canadien s’est incliné en finale de Conférence de l’Est, ce n’est pas un hasard si Carey Price a été blessé dès le premier match. Pat Hickey le pense, vous le pensez et je le crois aussi. Le CH s’est effondré à partir de là, comme il s’est effondré l’année où Price a été d’office seulement 12 rencontres… Pour revenir à la saison passée, Price n’était pas totalement là au niveau mental, et son ami Shea Weber, aussi sur les lignes de côté, a sans doute fait mal aux performances de l’équipe.

En 2018-19, Price débarquera sur la surface glacée avec une pression supplémentaire et très lourde sur les épaules. Il est fort probablement conscient que pratiquement tout dépend de lui. Puis, le pire dans tout ça, Weber n’y sera pas pour l’aider avant le mois de décembre. Ouch. Au final, on a beau prier de meilleures saisons pour Jonathan Drouin et Karl Alzner, mais celui qui fera la vraie différence demeure l’homme masqué entre les deux poteaux.

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