Il faut s’attendre à voir Kaiden Guhle à Montréal l’an prochain

Fraichement remis de son titre de joueur le plus utile des séries de la WHL, Kaiden Guhle a livré une tournée médiatique à différents médias montréalais aujourd’hui en vue de sa participation à la Coupe Memorial.

En l’entendant parler, on comprend rapidement certaines des caractéristiques utilisées pour le décrire. Il est un jeune homme mature, humble et sérieux. En d’autres mots, il comprend « la game ». Le joueur des Oil Kings d’Edmonton sait quoi répondre lorsqu’il est devant le micro et il n’est certainement pas du genre à se mettre le pied dans la bouche.

Ce sont des qualités qui ont aussi souvent été évoquées en décrivant Shea Weber, un joueur auquel Guhle est comparé depuis qu’il a été repêché au 16e rang par le Canadien en 2020. De passage sur les ondes de TSN 690, il s’est d’ailleurs fait demander ce qu’il pensait de cette comparaison:

C’est « cool » d’être dans la même conversation que Shea. C’est un joueur de renommée, très talentueux, et c’est une bonne personne à l’extérieur de la patinoire. Je pense que je suis mon propre joueur. C’est super d’être mentionné de la sorte, mais j’ai encore beaucoup de travail à accomplir avant de me comparer à lui. Évidemment, nous avons certaines similarités, mais j’ai encore beaucoup de choses à travailler avant de penser à me comparer à lui.

En plus d’avoir des gabarits similaires (quoique Weber est un peu plus grand et gros), les deux défenseurs pratiquent des styles de jeu similaire. Ils jouent bien dans les deux sens de la patinoire et sont responsables avec la rondelle. Sans être de véritables quarts-arrière, ils sont tout de même en mesure de contribuer sur l’attaque à cinq.

Mais la caractéristique qui mène le plus souvent à des comparaisons entre les deux hommes est certainement leur leadership. Guhle était le capitaine de son équipe précédente, les Raiders de Prince Albert, ainsi que celui de la formation canadienne au plus récent Championnat mondial junior.

Par ailleurs, lors de leur carrière dans la WHL, les deux ont maintenu des statistiques similaires. Guhle l’a terminée avec 0,55 points par match, tandis que Weber en avait eu 0,49.

Malgré le fait qu’il ait été choisi en fin de deuxième ronde (49e au total), l’ancien du capitaine a été en mesure de s’installer dans la LNH à l’âge de 21 ans. Guhle sera-t-il en mesure de faire la même chose? Si on se fie à Jacob Boucher, un de ses anciens coéquipiers, il semblerait que oui.

«Ce gars-là est »NHL ready ». Je trouve que son sens du hockey, son physique… Il a tout pour être un bon joueur dans la Ligue nationale. Il est super posé. Il est super humble. Il n’y a rien qui lui passe par-dessus la tête. Il n’y a rien qui pense qui est meilleur que l’équipe. C’est un bon coéquipier.»

Rappelons toutefois que Kent Hughes avait dit en avril dernier qu’il ne voulait pas avoir trois recrues dans sa brigade défensive l’an prochain.

Avec Jordan Harris et Justin Barron qui cognent aussi à la porte, sans compter Mattias Norlinder, Arber Xhekaj et Corey Schueneman (officiellement, aussi une recrue) la lutte sera très féroce.

Mais Guhle aura l’avantage d’arriver au camp d’entrainement en « game shape ». En effet, il disputera la Coupe Memorial à la fin du mois. Le Championnat mondial junior sera (enfin) disputé du 9 au 20 aout. Encore une fois, le gaucher devrait être le capitaine de l’unifolié. Lorsque le Canadien entamera son camp d’entrainement à l’automne, il devrait donc être un des joueurs les plus en forme et les plus prêts pour la compétition.

Malgré la forte compétition en défense, je pense que Guhle jouera beaucoup à Montréal l’an prochain. Il disputera certainement quelques matchs à Laval, mais lorsqu’on prend en compte ses qualités sur la glace ainsi qu’à l’extérieur, il est évident que Guhle est déjà un pro.

Même s’il ne gagnera peut-être jamais le Norris, il aura une très longue carrière dans la LNH et fait partie des pièces clés autour desquelles Hughes et Jeff Gorton veulent reconstruire le Canadien.

En rafale

– Je suis d’accord. Entre Kuemper et Francouz, la différence n’est pas si grande.

– Le Rocket, deuxième équipe la plus populaire à Montréal?

– Même sans accumuler les honneurs individuels, on se souviendra de lui comme un des grands de sa génération.

– Très cool!

– Très belle expérience pour le Québécois.

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