Patrice Bernier voulait devenir un Bo Jackson en pratiquant deux sports

Le parcours de Patrice Bernier est très intéressant, mais inhabituel. Peu de gens sont au courant de cela, mais avant de devenir une vedette de soccer, l’ancien capitaine de l’Impact a fait carrière dans le monde du hockey. Il a joué pendant deux ans à Val-d’Or et à Sherbrooke avant de se diriger dans le monde du soccer pour de bon.

Ce qu’il faut savoir, c’est que Bernier avait une offre pour aller jouer au soccer à l’université de Syracuse. Entre temps, il a toutefois choisi d’aller jouer dans la LHJMQ et il s’est donc présenté au repêchage avec de l’incertitude par rapport son avenir.

Il a d’ailleurs affirmé, sur les ondes du podcast « La Poche Bleue », qu’il venait de dire à sa soeur qu’il ne voulait pas être repêché par les Foreurs (ou les Mooseheads) en raison de la distance entre Montréal et les deux villes… quelques minutes avant de voir Val-d’Or le choisir. Assez ironique.

Si le soccer a toujours été dans sa mire, il n’en demeure pas moins que le hockey prenait de plus en plus de place dans sa vie. Il s’est créé un esprit de camaraderie chez les Foreurs qui faisait en sorte qu’il se sentait bien et qu’il hésitait vraiment entre le hockey et le soccer.

En fait, son souhait était de concilier ses deux sports, comme Bo Jackson l’a fait avec le baseball et le football. Cependant, après avoir été échangé à Sherbrooke au milieu de sa deuxième année et après avoir parlé à des recruteurs de la LNH qui le trouvaient trop petit, il a fait le choix de rester au soccer seulement.

Ceci étant dit, sa formation en hockey lui a appris des choses qui lui ont servi dans sa pratique du soccer. Apprendre à « manger » des coups est notamment un aspect qu’il tient du hockey, tout comme son cardio. Parce que le hockey est intense pendant une courte période, cela lui a permis d’être plus explosif.

Une autre preuve, comme l’a mentionné Guillaume Latendresse, qu’il est bien de pratiquer plusieurs sports.

Évidemment, il est heureux de sa carrière et d’avoir affronté des légendes du soccer, mais d’avoir joué avec Roberto Luongo ou d’avoir affronté des gars comme Vincent Lecavalier ou Brad Richards a forgé le sportif et l’homme qu’il est aujourd’hui.

En rafale

– La LNH ne pourra pas y arriver sans un minimum de partisans en 2020-2021. Logique.

– Un beau talent, en effet.

– Une autre ligue est de retour.

– Oups!

– En parlant de golf.

PLUS DE NOUVELLES