Pas de saison avant le mois de mars et au mieux, seulement 48 matchs par équipe

La Coupe Stanley sera remportée cette semaine ou au plus tard, la semaine prochaine.

On déplacera ensuite notre focus vers les 6 et 7 octobre (repêchage amateur de la LNH) et le 9 octobre (ouverture du marché des joueurs autonomes).

On risque d’avoir d’excitantes semaines devant nous.

Par contre, la saison régulière qui devait à la base s’ouvrir le 1er décembre risque fort d’être repoussée. Au 1er janvier tel qu’anticipé par certains? Ça pourrait aller bien plus loin que ça selon les plus récentes informations recueillies par Renaud Lavoie. Même que la saison 2020-21 pourrait tout simplement être annulée si on lit entre les lignes.

Renaud a confié sur les ondes de Writers Bloc (Sportsnet) que si nous sommes chanceux, le lancement de la prochaine campagne pourrait ne se faire qu’en mars prochain… et avec seulement 48 matchs à l’horaire. Comme lors de la dernière saison post-lockout.

Mars, c’est très loin, ça…

Pourquoi? Parce que la LNH risque d’attendre de pouvoir accueillir des partisans dans ses gradins avant d’entamer la prochaine campagne… ou du moins, d’être certaine que toutes ses équipes – même celles en difficulté – pourront survivre financièrement.

N’oubliez pas que deux tiers des revenus générés par la LNH, contrairement aux trois autres grandes ligues en Amérique du Nord, proviennent des guichets et de ce qui en découle.

Plusieurs ligues en Europe ont repris leurs activités. Certaines devant des milliers de partisans…

Mais la LNH, la meilleure ligue au monde, songe à ne pas le faire avant AU MIEUX le mois de mars prochain? Plusieurs sports nord-américains peuvent actuellement se permettre de tenir une saison régulière, mais la LNH risque de devoir mettre ses activités sur pause à nouveau…

Ça nous démontre à quel point cette ligue est fragile, notamment en raison de sa faible popularité dans plusieurs marchés américains, et à quel point ses équipes les plus pauvres tirent le reste du bassin vers le bas.

Généralement, il se passe un peu moins de quatre mois entre la finale de la Coupe Stanley et le premier match de la saison suivante. Les joueurs des équipes qui ne participent pas aux séries sont plus ou moins six mois sans disputer un (vrai) match.

Cette année, les joueurs des Devils, des Kings et des cinq autres formations qui n’ont pas repris l’action durant l’été seront donc possiblement un an sans jouer un seul vrai match. C’est long ça, un an! Mais les joueurs ne veulent rien savoir des bulles et celles-ci limitent aussi les revenus…

On comprend mieux pourquoi la LNH tente de mettre sur pied un mini-camp pour ces sept équipes-là quelque part cette automne.

Gary Bettman a confié la semaine dernière ne pas vouloir de hockey d’été l’an prochain et toujours viser une saison de 82 matchs. Il devra renoncer à au moins l’un de ces deux souhaits.

On jase là… mais les joueurs seront-ils payés en 2020-21? Si oui, quel pourcentage de leur salaire recevront-ils? Comment définirait-on les revenus liés au hockey et l’escrow?

Est-ce que les Hurricanes digèrent encore plus mal le lourd boni qu’ils ont dû donner à Sebastian Aho cet été?

Est-ce qu’Alexander Romanov regrette d’avoir signé son contrat d’entrée avec le Canadien?

Est-ce que des joueurs vedettes seront prêtés à des formations européennes?

Est-ce que la LNH pourrait se permettre de disparaître de la map durant autant de temps, alors que les autres grandes ligues continuent de jouer, elles?

Les prochaines semaines risquent de nous fournir des réponses. En attendant, on ne peut qu’espérer voir un miracle se produire avec cette maudite pandémie de la COVID-19.

En rafale

– Anton Khudobin en a fait du chemin avant d’être le gardien partant d’une équipe participant à la finale de la Coupe Stanley!

– Alex Pietrangelo s’enligne de plus en plus vers le marché des joueurs autonomes.

– On l’avait presque oublié celui-là…

– Est-ce que Steven Stamkos participera à la période d’échauffement ce soir? Si oui, jouera-t-il le match?

-Vrai!

– De la racaille de ruelle? Vrai que Rudy Camacho et Romell Quioto ont coulé leur équipe en raison de leur indiscipline et de leur mauvaise gestion d’émotions… mais peut-on vraiment de racailles?

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