Les Sabres poursuivent le gouvernement américain

Il est rare de voir une équipe professionnelle entamer des procédures judiciaires envers un pays. C’est pourtant ce qu’ont entrepris les Sabres de Buffalo, qui poursuivent le gouvernement américain. La raison derrière tout ça? L’organisation des Sabres prétend que le département fédéral d’immigration a refusé par erreur et/ou injustement la green card de leur préparateur physique et entraîneur au développement des joueurs, un homme né en Angleterre du nom de Ed Gannon.

Les Sabres prétendent que le U.S. Citizenship and Immigration Services a mal interprété les faits et qu’il en est venu à un conclusion arbitraire qui a causé un préjudice à l’entreprise. Ed Gannon répondait à tous les critères et aurait dû obtenir sa résidence permanente selon les Sabres.

Gannon est à l’emploi des Sabres depuis 2015. Avant de s’amener en Amérique, il occupait le même poste en Angleterre, pour un club de rugby situé à Leicester.

Un travailleur étranger doit être en mesure de démontrer qu’il est l’un des meilleurs de sa profession pour obtenir une green card et ainsi obtenir le statut de résident permanent aux États-Unis. Le gouvernement américain prétend que Gannon n’a pas soumis tous les documents nécessaires afin de prouver son statut d’élite.

Les Sabres croient que ce refus s’inscrit dans les efforts politiques de l’administration Trump, qui limite et réglemente désormais davantage l’immigration, question de protéger les emplois locaux. Mais en fermant la porte à un excellent entraîneur, Donald Trump et son administration atteignent-ils vraiment leur objectif de départ? Pas sûr…

Vous me direz qu’un entraîneur en gymnase privé pourrait peut-être faire le même travail que Gannon mais rendu là, on pourrait aussi brandir cet argument-là pour un attaquant de quatrième trio européen qui joue six, sept minutes par match. Difficile de croire qu’aucun joueur nord-américain pourrait faire la job à sa place…

Gannon possède tout de même un doctorat en force et conditionnement à l’Université de Bath. Je crois qu’on peut dire sans se tromper qu’il fait partie de l’élite…

La réponse du gouvernement américain dans ce dossier influera certes sur les décisions de plusieurs équipes sportives professionnelles dans le futur. Un refus de la part du gouvernement américain pourrait empêcher de nombreux employés de très grande qualité de travailler aux États-Unis.

D’autant plus que poursuivre ton propre gouvernement, ça laissera probablement des traces…

En rafale

– Les matchs vintage, ça ne pogne pas fort au Québec. Seulement 20 000 à 30 000 personnes regardent ces reprises…

– Taylor Hall serait ouvert à l’idée de rester en Arizona… mais seulement avec un contrat à long terme.

– D’adolescent intimidé en Beauce à coéquipier de Tom Brady. Quel parcours!

– Impressionnant!

– La COVID-19 pourrait avoir coûté plus de 300 millions de livres Sterling à Manchester United… en 2020. C’est sans compter 2021, ça!

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