Le marché des joueurs autonomes pourrait devenir une course entre les joueurs

En théorie, le 1er juillet prochain, les amateurs de hockey seront soit devant leur télévision afin de voir leurs joueurs favoris ne pas signer là où ils espéraient ou en train de déménager des amis en retour d’une point de pizza et de quelques bières sur le bras.

On ne sait toutefois pas si ce sera comme ça cette année. Après tout, avec la pandémie de la COVID-19 qui frappe la planète, il est difficile de savoir si un marché des joueurs autonomes aura lieu de manière traditionelle le 1er juillet prochain.

En fait, même si c’était le cas, le marché ne serait définitivement pas traditionnel. Pourquoi? En raison du peu d’argent disponible.

Nous en parlons depuis quelques jours, mais les équipes ne voudront pas dépenser des fortunes parce qu’elles ne pourront pas dépenser de l’argent qu’elles n’ont pas. Logique, me direz-vous.

Toutes les manières seront bonnes pour éviter de perdre de l’argent. Ce que cela veut dire, en gros, c’est que les joueurs qui ont renoncé à leur droit de devenir joueur autonome récemment (Nicklas Backstrom, Jean-Gabriel Pageau, Chris Kreider et Jake Muzzin, pour ne nommer que ceux-là) ont acheté de la sécurité. Ils ne savaient peut-être pas à quel point, mais c’est ça pareil.

De leur côté, les joueurs qui entreront sur le marché des joueurs autonomes le feront avec une certaine pression sur leurs épaules. Après tout, avec la perte potentielle d’un milliard de dollars en revenus de la part de la ligue, il est clair que ce n’est pas tout le monde qui aura droit à sa part du gâteau.

Voilà pourquoi le marché de l’autonomie pourrait devenir une espèce de course contre la montre.

Forcément, les joueurs qui signeront en premier auront droit à plus d’argent. Puisque les équipes négocient en fonction du pourcentage du plafond salarial et que les joueurs auront du pouvoir (soit le fait d’avoir plusieurs équipes à leurs trousses), les premiers joueurs à signer profiteront du fait que les équipes auront de l’espace sous le plafond pour exiger leur prix – et possiblement l’obtenir.

C’est par la suite que ça corsera. On imagine que les équipes prioriseront la signature des joueurs vedettes au détriment des joueurs un peu moins dominants.

On le voit dans plusieurs sports, mais c’est flagrant dans le monde du baseball : les vedettes signent et, ensuite, les équipes se tournent vers les joueurs de deuxième ordre. Est-ce que c’est ce qui attend les joueurs de hockey? Peut-être, oui.

Une chose est claire : un joueur comme Jake Gardiner, par exemple, ne pourra pas signer un contrat de quatre ans au même salaire qu’avant deux mois après l’ouverture du marché. C’est impossible.

En rafale

– Les proprios se rencontreront lundi (via un appel conférence). Les DG, eux, le feront mardi.

– Il était temps.

– 900 %. Rien de moins.

– Êtes-vous en accord?

– Il est mieux de ne pas le gaspiller ; c’est devenu une ressource rare!

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