Le Canadien ne doit pas échanger Tomas Tatar

Tomas Tatar vient d’avoir 29 ans. Il est actuellement le premier pointeur du CH (44 points en 51 rencontres). Il est aussi le meilleur buteur (17 buts). Il joue à la gauche du premier trio depuis le début de la saison et il n’a pas raté un seul match cette saison.

Le marché montréalais ne lui fait pas peur, bien au contraire. Il s’en nourrit.

Bref, il est un joueur important et il aime jouer ici.

Pourtant, on entend un peu partout depuis quelques jours qu’il pourrait être échangé d’ici le 24 février. Marc Bergevin a monté une équipe qui ratera les séries pour une troisième année consécutive et les partisans réclament du changement. Le problème, c’est qu’en février, on vend généralement des joueurs de location, soit des joueurs dont le contrat viendra à échéance durant l’été. Et il n’y en a pas beaucoup chez le CH…

Thompson, Kovalchuk et Scandella sont les plus importants…

Puisque Marc Bergevin a confié qu’il n’allait pas écouter les offres impliquant Carey Price et Shea Weber, les partisans se demandent qui pourrait bien quitter le navire afin de modifier le portrait de l’équipe et d’ainsi espérer faire les séries un moment donné.

Puisque Jeff Petry et Tomas Tatar vieillissent et qu’ils disputeront la dernière année de leur contrat la saison prochaine, ils sont la cible de mille et une spéculations.

Marc Bergevin a beau répéter à Elliotte Friedman, Pierre LeBrun et compagnie qu’il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils quittent, les rumeurs risquent tout de même de s’intensifier au cours des trois prochaines semaines.

Est-ce que le Canadien peut se permettre d’échanger Tatar, sachant qu’il tentera encore une fois de faire les séries l’an prochain? Non, pas vraiment! Surtout pas en février, alors qu’il ira au mieux chercher un choix au repêchage pas très haut

Tatar sait que son nom se promènera d’ici le 24 février et il ne s’en fait pas avec ça. Il produit et le marché montréalais ne l’affecte pas négativement. Pourquoi ne pas tenter de le garder plutôt que l’échanger?

Stu Cowan croit aussi que le CH devrait conserver les services de Tatar pour à peu près les mêmes raisons que Richard Labbé de La Presse.

Dany Dubé abonde dans le même sens. Le CH n’a rien pour remplacer Tatar, alors il doit le garder… s’il souhaite toujours faire les séries la saison prochaine et refuser de reconstruire.

« J’essaie d’imaginer le Canadien l’an prochain sans Tatar. Et j’ai beaucoup de difficulté […] Tatar fait partie de ce noyau. Il forme une combinaison extraordinaire avec Phillip Danault. Je pense que le Canadien, honnêtement, ne peut pas se permettre de le laisser partir. » – Dany Dubé

Guy D’Aoust partage la même opinion, surtout que Tatar ne compte que pour 4,8 millions $ sur la masse salariale de l’équipe.

Il y en aura qui diront qu’il faut échanger Tatar afin de ne pas le perdre pour rien…

Et ils ont raison. Sauf que le CH pourra l’échanger avant de le perdre pour rien dans un an comme il pourra aussi lui faire signer une prolongation de contrat rendu là. Rien ne presse.

Marc Bergevin devrait plutôt tenter d’acquérir des joueurs qui ne performent pas et qui possèdent un gros cap hit, question d’aussi mettre la main sur un joueur de qualité ou un choix au repêchage.

Si les Jets décident d’échanger un gars comme Dustin Byfuglien afin de s’assurer d’avoir de la place pour accueillir du renfort d’ici le 24 février, le CH doit tendre l’oreille. Comme il l’a déjà fait avec Joel Armia et Steve Mason…

Si Byfuglien se dit en mesure de revenir au jeu et qu’il réussit son examen médical, son cap hit réapparaîtra sur la masse salariale des Jets. Ce serait catastrophique si Kevin Cheveldayoff décidait d’acheter d’ici le 24 février…

À Montréal, Byfuglien serait sur la LTIR et si jamais il était en mesure de jouer d’ici la fin de son entente – son contrat viendra à échéance dans un an -, l’espace sous le plafond salarial que le CH se garde constamment permettrait de l’aligner.

En rafale

– Le CH devra en profiter!

– John Hynes affrontera son ancienne équipe ce soir.

– Xavier Ouellet s’est blessé le week-end dernier.

– Quatre équipes canadiennes qui se sont reconstruites et qui tentent aujourd’hui de récolter les fruits de ces investissements.

– Danny Maciocia ne l’aura pas facile.

– Quel triste dénouement pour ces jeunes hockeyeurs qui ne demandaient qu’à s’amuser sur la patinoire.

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