Des joueurs de la LNH ont à 25 ans l’équivalent d’une colonne vertébrale de 80 ans

Dans le temps, les blessures au genou pouvaient stopper des carrières 10 – 12 ans plus tôt qu’aujourd’hui. Heureusement, la médecine a fait des progrès et des gars peuvent allonger leur carrière jusqu’à 40 ans (ou plus) suite à quelques interventions par arthroscopie par exemple. Parlez-en à Carey Price.

Par contre, depuis quelques années, on parle beaucoup des commotions cérébrales et des blessures à la tête. Le combat médical des joueurs face à la ligue, il touche vraiment les commotions cérébrales.

Mais on oublie souvent d’autres types de blessures qui hypothèquent la vie et l’avenir des joueurs de hockey. Selon un médecin chirurgien orthopédique du Texas ayant travaillé avec les Bruins dans le passé – et qui a dû témoigner en cour récemment -, la colonne vertébrale de certains joueurs qu’il a eu la « chance » d’examiner durant sa carrière s’apparentait à celle de gens généralement âgés de 70 ou 80 ans.

« Je peux vous dire que certains joueurs dans la mi-vingtaine ont montré les dommages aux disques vertébraux les plus avancées que l’on peut imaginer. Ils ont une colonne vertébrale (moelle épinière) d’une personne de 70 ou 80 ans. » – docteur Jacob Weinberg

Au final, cette dégénérescence se traduit par de la douleur, présente et/ou future.

Les coups et les contacts… l’entraînement… la nature du sport… il y a plusieurs facteurs qui expliquent cette sévère détérioration.

Tout ça me fait penser à Jack Eichel, qui n’a que 24 ans et qui aimerait se faire opérer pour remplacer l’un de ses disques (au niveau du cou) par un nouveau disque artificiel, chose que refuse encore les Sabres en ce moment.

On peut aussi penser à Shea Weber qui a tellement joué blessé durant sa carrière qu’il a probablement disputé son dernier match en carrière dans la LNH le mois dernier… et qui devra visiblement endurer une certaine douleur jusqu’à sa mort.

Oui, les joueurs sont responsables de leur condition physique et médicale… mais à un certain moment donné, si les équipes (comme les Sabres) refusent qu’un joueur ne se fasse soigner convenablement, elles ont aussi une part de responsabilités. Surtout que bien souvent, elles encouragent (directement ou indirectement) leurs joueurs à jouer dans la douleur.

Plusieurs joueurs auront des douleurs au cou et au dos jusqu’à leurs derniers jours. Triste milieu et fin de vie pour quelqu’un qui ne voulait que vivre son rêve…

Non! Le sport, ce n’est pas toujours la santé…

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