David Savard agit comme un capitaine chez le Canadien

Il y a un an et demi, le Canadien a décidé de nommer Nick Suzuki comme capitaine du Canadien.

On se souviendra qu’à l’époque, on se demandait si le Canadien allait opter pour Suzuki dès maintenant ou si un «capitaine de transition» allait être nommé. Joel Edmundson était un nom populaire.

En nommant Suzuki dès 2022, je ne crois pas que le CH ait fait une erreur puisque la progression de Suzuki ne semble pas avoir été freinée par ses nouvelles responsabilités de capitaine.

Mais il n’en demeure pas moins qu’il est jeune et qu’il doit s’appuyer sur des vétérans, ce qui est tout à fait normal.

Brendan Gallagher, qui est à Montréal depuis toujours (et qui le sera à jamais, si on se fie à son contrat) et Mike Matheson sont ses adjoints officiels. Ceci dit, vous savez comme moi que ça ne prend pas forcément une lettre sur son chandail pour être un meneur.

Et ça, David Savard le démontre.

Le #58 du Canadien est un peu comme le Papa de la défensive, mais aussi de tous les joueurs en général. On entend souvent les joueurs dire que c’est lui qui amène les petits nouveaux au resto quand ils arrivent à Montréal.

Dans les faits, comme le mentionne Renaud Lavoie dans son papier du jour, Savard agit un peu comme un capitaine. Les joueurs n’hésitent pas à vanter son leadership dans la chambre.

Cole Caufield en est un bon exemple.

Tu veux me parler de David Savard. J’ai beaucoup de temps pour parler de lui.

C’est tellement facile d’aimer David. – Cole Caufield

Savard aide les jeunes. Il les aide à s’intégrer. Il s’arrange pour inviter à souper les soigneurs ou les responsables de l’équipement du club, question de les remercier pour leur travail.

Ce n’est pas tout le monde qui fait ça… et c’est pour des raisons comme ça qu’il est important à Montréal.

Évidemment, à tout ce qu’il fait hors de la glace, il faut y ajouter tout ce qu’il fait sur la patinoire. Il mange de grosses minutes et dirige l’infériorité numérique de main de maître.

C’est pour toutes ces raisons-là que celui qui gagne 3.5 M$ par année pour encore un peu plus d’un an sera en demande à la date limite. Il ne faudrait pas s’étonner de voir de grosses offres sur le bureau de Kent Hughes.

Le contexte est donc bon pour rappeler ceci : le Canadien n’a pas l’intention de l’échanger. Et comme le principal intéressé ne veut pas partir, le voir rester est le scénario – malgré les rumeurs – le plus logique.

Rappelons cependant que si Kent Hughes a une offre impossible à refuser, il va faire ce qu’il doit faire.

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